mercredi, 21 octobre 2020|

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Liban ◊ Nouveaux heurts entre manifestants et forces de l’ordre

◊ « Nous sommes profondément préoccupés par le regain de violence qui a éclaté au Liban cette semaine, causant la mort d’un manifestant et blessant des dizaines d’autres civils et des forces de l’ordre, ainsi que d’importants dégâts de biens publics et privés », a déclaré Rupert Colville, porte-parole du HCDH lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève.

www.radinrue ;com le II - V - MMXX, 13h30, par W.Wermarght avec UN

Depuis plusieurs jours, ce pays du Moyen-Orient connaît un regain de tensions et les manifestants ont relancé leur mobilisation pour dénoncer, en plein ramadan, une inflation galopante et une dépréciation de la livre libanaise. « Après une relative accalmie due à l’apparition de la pandémie Covid-19, les protestations contre la crise économique qui s’aggrave rapidement dans le pays ont repris cette semaine », a ajouté M. Colville.

Certaines de ces manifestations ont rapidement tourné à la violence. Le 26 avril, un manifestant qui avait été touché - apparemment par une balle en caoutchouc - est mort des suites de ses blessures. « Nous avons également reçu des informations selon lesquelles au moins 77 civils ont été blessés entre le 26 et le 30 avril », a précisé le porte-parole du Haut-Commissariat. « Nous savons que les forces armées libanaises (FAL) ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc, et que des munitions réelles ont été tirées en l’air. », a ajouté M. Colville qui fait également état d’informations sur des cas de recours à la force excessif par les FAL.

Le défi de la distanciation physique et du droit de participer aux affaires publiques
De leur côté, les FAL ont indiqué qu’au moins 159 de leurs membres ont été blessés, avec 15 d’entre eux dans un état critique. Selon le HCDH, ces chiffres soulignent l’intensité alarmante de la violence. Les manifestants auraient utilisé des gaz lacrymogènes, des bombes à essence, des barres de fer, des bâtons de bois et d’autres armes.

Le Haut-Commissariat a appelé les manifestants et les forces de sécurité « à faire preuve de la plus grande retenue, à s’abstenir de toute violence contre d’autres personnes et à respecter les biens d’autrui ». « Nous rappelons aux agents des forces de l’ordre qu’ils ont l’obligation de respecter les normes et standards internationaux sur l’usage de la force, en particulier les principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité », a fait valoir M. Colville. Le porte-parole a également demandé aux manifestants de ne pas recourir à la violence, et souligne que le droit de réunion pacifique protège les rassemblements non violents.

"Je comprends que les gens veulent des changements rapides et concrets mais nous ne pouvons pas résoudre les conséquences des politiques de ces 30 dernières années en une nuit", a affirmé le président libanais à l’agence russe Sputnik, cité par L’Orient le Jour, qui souligne“ que lors de cette interview, le chef de l’Etat a exprimé sa crainte que "l’indignation dans la rue ne soit exploitée par certains partis mécontents des performances du gouvernement actuel" de Hassane Diab. "Dans tous les cas, nous ne permettrons pas que la situation sécuritaire se dégrade et nous garantissons la liberté de manifester et de s’exprimer", a-t-il ajouté. "J’espère que tous les responsables et les partis ont bien compris que la colère des Libanais a explosé face à la corruption, aux pertes d’emplois et au gaspillage financier", a souligné le président Aoun.”

radinrue.com avec UN

 
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