jeudi, 6 août 2020|

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CAMEROUN - Appel de l’Archevêque de Bamenda en faveur d’un arrêt des combats du fait de la crise provoquée par le Covid-19

« La diffusion de la pandémie en Afrique constitue un drame historique mais elle peut avoir dans certains cas également des retombées positives inattendues » déclare S.Exc. Mgr Cornelius Fontem Esua, Archevêque de Bamenda, chef-lieu des régions anglophones du Cameroun.

www.radinrue.com le VII - IV -MMXX, 14:30, avec Fides,

« Ici chez nous par exemple, les affrontements entre les séparatistes de la République d’Ambazonie (autoproclamée indépendante en octobre 2017 et depuis lors en conflit ouvert avec Yaoundé NDR) et l’armée ont beaucoup diminué s’ils n’ont pas cessé et nous n’avons pas de nouvelles de combats depuis des semaines. Voici une dizaine de jours, Samuel Ikome Sako, Président par intérim de la République fédérale d’Ambazonie, a annoncé un verrouillage total comprenant la fermeture des frontières des régions anglophones à cause du virus. Jusqu’ici, les séparatistes respectent la directive. La zone est caractérisée par un calme général et l’absence de confrontation directe avec les militaires tout comme d’enlèvements de la part des Amba Boys (nom des groupes séparatistes NDR).

Allemand jusqu’à la fin de la I° Guerre mondiale, le Cameroun a ensuite été divisé en deux parties : 80% de son territoire étant assigné à la France et les 20% restants, le sud-ouest proche du Nigeria, au Royaume-Uni. Après l’indépendance, les forces politiques des régions anglophones, face au manque de prise en considération de leurs demandes d’autonomie, entrèrent officiellement en conflit avec Yaoundé et les tensions entre régions anglophones et gouvernement central, toujours latentes, se sont transformées en guerre au cours de ces dernières années.

« L’armée, dans tous les cas, continue à patrouiller les rues – indique Mgr Esua – avec des chars et, dans certains cas, en particulier dans les villages, ont lieu des embuscades ou des meurtres. Cependant, dans l’ensemble, nous entendons moins de bruits de tirs ou d’affrontements ici à Bamenda et nous espérons vraiment que l’urgence due à la diffusion du virus porte tous les acteurs sur le terrain à repenser leurs stratégies et à parvenir à un accord ».

Le bilan des contaminations par Covid-19 au Cameroun a atteint entre temps les 700 cas environ, le nombre des morts étant d’une dizaine.

(LA)/fides/rr

 
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