vendredi, 30 octobre 2020|

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Le Pape : Je prie pour les personnes âgées qui sont seules et dans la peur

Que le Seigneur soit proche et donne de la force à nos grands-mères et à nos grands-pères. François a proposé cette intention lors de la la messe ce mardi matin célébrée en direct de la Maison Sainte Marthe.. Il a invité à savoir pardonner toujours et avec le cœur.

www.radinrue.com le XVII - III - MMXX, 15h06

Le cœur du Pape regarde chaque jour, quelqu’un d’une manière particulière. François a dédié la messe de ce mardi matin aux personnes âgées qui, en temps de restrictions dues au Coronavirus, sont parmi celles qui souffrent plus que d’autres de l’éloignement de leurs proches.

“Je voudrais que nous priions aujourd’hui pour les personnes âgées qui souffrent de ce moment d’une manière particulière, avec une très grande solitude intérieure et parfois avec tant de peur. Prions le Seigneur d’être proche de nos grands-parents, de nos grands-mères, de toutes les personnes âgées et de leur donner de la force. Ils nous ont donné la sagesse, la vie, l’histoire. Nous aussi, nous sommes proches d’eux par la prière.”

L’homélie s’est inspirée de l’Evangile et du thème du pardon qui amène Pierre à demander à Jésus combien de fois il est permis de pardonner aux autres. Ce n’est pas facile, reconnaît François, qui rappelle qu’il y a « des gens qui vivent en condamnant les gens ». Mais ce que Dieu désire, dit-il, c’est « être magnanime » pour « pardonner, pardonner du cœur ».

Vous trouverez ci-dessous le texte de l’homélie selon une des transcriptions du Service de Presse du Vatican :

« Jésus est venu faire une catéchèse sur l’unité des frères et l’a terminée par une belle parole : "Je vous assure que si deux d’entre vous, deux ou trois, sont d’accord et demandent une grâce, elle leur sera accordée". L’unité, l’amitié, la paix entre les frères attire la bienveillance de Dieu. Et Pierre pose la question : "Oui, mais pour les gens qui nous offensent, que devons-nous faire ? Si mon frère commet des péchés contre moi, m’offense, combien de fois devrai-je lui pardonner ? Sept fois ?" Et Jésus répondit par le mot qui signifie, dans leur langage, "toujours" : "Soixante-dix fois sept". Il faut toujours pardonner. Et ce n’est pas facile de pardonner. Parce que notre cœur égoïste est toujours attaché à la haine, à la vengeance, à la rancune. Nous avons tous vu des familles détruites par des haines familiales renvoyées d’une génération à l’autre. Des frères qui, devant le cercueil d’un de leurs parents, ne se saluent pas parce qu’ils gardent de vieilles rancunes. Il semble qu’il soit plus fort de s’accrocher à la haine qu’à l’amour et c’est précisément le trésor - disons - du diable. Il est toujours accroupi parmi nos rancunes, parmi nos haines et les fait grandir, les maintient pour les détruire. Détruisez tout. Et bien souvent, pour de petites choses, il détruit. Et détruit aussi ce Dieu qui n’est pas venu pour condamner, mais pour pardonner. Ce Dieu qui est capable de se régaler d’un pécheur qui s’approche et oublie tout.

Quand Dieu nous pardonne, il oublie tout le mal que nous avons fait. Quelqu’un a dit : "C’est la maladie de Dieu". Il n’a pas de mémoire, il est capable de perdre la mémoire dans ces cas-là. Dieu perd la mémoire des mauvaises histoires de tant de pécheurs, de nos péchés. Il nous pardonne et continue. Il nous demande seulement : "C’est pareil : apprenez à pardonner", ne continuez pas avec cette croix non féconde de haine, de rancœur, de "vous allez le payer". Ce mot n’est ni chrétien ni humain. La générosité de Jésus nous enseigne que pour entrer au ciel, nous devons pardonner. En effet, il nous dit : "Allez-vous à la messe ?" - "Oui" - "Mais si, lorsque tu vas à la messe, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, réconcilie-toi d’abord ; ne viens pas vers moi avec l’amour pour moi dans une main et la haine envers ton frère dans l’autre. La constance de l’amour. Pardonne. Un pardon sincère ».

Il y a des gens qui vivent en condamnant les gens, en parlant mal des gens, en salissant constamment leurs collègues de travail, en salissant leurs voisins, leurs parents, parce qu’ils ne pardonnent pas quelque chose qu’ils leur ont fait, ou ne pardonnent pas quelque chose qu’ils n’ont pas aimé. Il semble que la richesse du diable soit la suivante : semer de l’amour au non pardonnant, vivre attaché au non pardonnant. Et le pardon est une condition pour entrer au ciel.

La parabole que Jésus nous raconte est très claire : pardonner. Que le Seigneur nous enseigne cette sagesse du pardon qui n’est pas facile. Et faisons une chose : lorsque nous allons nous confesser, pour recevoir le sacrement de la réconciliation, demandons-nous d’abord : "Est-ce que je pardonne ? » Si je sens que je ne pardonne pas, ne faites pas semblant de demander pardon, car je ne serai pas pardonné. Demander pardon, c’est pardonner. Les deux vont ensemble. On ne peut les séparer. Et ceux qui demandent pardon pour eux-mêmes comme ce seigneur, que le maître pardonne tout mais ne pardonne pas aux autres, finiront comme ce seigneur. "Ainsi, mon Père céleste fera ainsi si vous ne pardonnez pas à votre frère de tout votre cœur."

Que le Seigneur nous aide à comprendre cela et à baisser la tête, à ne pas être orgueilleux, à être magnanime dans le pardon. Au moins pour pardonner « par intérêt ». Comment cela se fait-il ? Oui : pardonner, car si je ne pardonne pas, je ne serai pas pardonné. Au moins cela. Mais toujours le pardon ».

A la fin de la messe le Saint-Père a pris un temps d’adoration devant le Saint-Sacrement et donné sa bénédiction avec l’ostensoir.

VN/RR

 
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