mardi, 5 juillet 2022|

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PRESIDENTIELLES EN FRANCE : Les 12 candidats retenus par le Conseil constitutionnel

Voici un bref descriptif des douze candidats à l’élection présidentielles française, après que le Conseil Constitutionnel est rendu officiel la liste définitive.

www.radinrue.com le VII - III - MMXXII, 17:30, avec Jenny Lamue,

LES douze candidats au premier tour de l’élection présidentielle française de 2022 ont été officialisés.

Il s’agit donc de :

Nathalie Arthaud
Elle même se décrit ainsi : J’ai 51 ans et je suis enseignante dans un lycée de Seine-Saint-Denis. Membre de la direction de Lutte ouvrière, j’ai pris le relais d’Arlette Laguiller en tant que porte-parole nationale en 2009 et j’ai été la candidate de Lutte ouvrière aux élections présidentielles de 2012 et de 2017.

Rien dans mon histoire ne me portait à devenir militante, et encore moins porte-parole d’un courant communiste. Je suis née et j’ai grandi à Peyrins, un village de la Drôme. Mes grands-parents, maternels comme paternels, travaillaient la terre et mon père était garagiste. Je fréquentais donc essentiellement un milieu d’artisans et de petits commerçants, enracinés depuis plusieurs générations dans la région.

A 18 ans, lycéenne en sport-études et interne à Lyon, j’ai découvert les idées communistes entre deux matchs de Volley-ball. Parmi mes amis, des militants des jeunesses communistes faisaient circuler le Manifeste du parti communiste de Karl Marx. Jusqu’alors, je m’étais sentie une responsabilité dans l’avenir de la société sans savoir par quel bout m’attaquer au problème. En découvrant Marx, les idées communistes et le mouvement ouvrier, j’ai découvert la riche histoire des révoltes et des insurrections et j’en ai retiré l’idée que l’avenir de l’humanité était lié aux combats du monde du travail.

En 1988, alors que j’étais en classe préparatoire à Lyon, j’ai rencontré des militants de Lutte ouvrière, héritière du courant trotskyste. Cela m’a permis de comprendre que le communisme n’avait rien à voir avec la caricature sanglante qu’en avaient fait Staline et la bureaucratie, qui avaient confisqué le pouvoir en Union soviétique à la fin des années 1920. Je découvrais les idées communistes non frelatées par le stalinisme.

Je me suis engagée à Lutte ouvrière parce que, contrairement au Parti communiste, devenu stalinien et parti de gouvernement s’adaptant au système capitaliste, LO n’avait pas renoncé à la révolution et défendait la perspective du pouvoir des travailleurs. Elle le faisait non pas de façon théorique, mais en militant dans la classe ouvrière, pour que les travailleurs s’emparent à nouveau eux-mêmes de ces idées.

J’ai donc commencé à militer à Lyon en 1988, où j’ai discuté largement dans mon entourage, au lycée puis à l’université où je terminais mes études. Je participais à de nombreuses activités, distribuant des tracts et vendant notre hebdomadaire devant les entreprises de la région, dans les quartiers, allant discuter en porte-à-porte dans les cités ouvrières de l’agglomération.

Arlette Laguiller a été la porte-parole de Lutte ouvrière pendant 35 ans. Elle était la première femme, la première travailleuse, candidate à l’élection présidentielle de 1974. En 2007, elle se présentait pour la sixième fois et pensait à la relève. A Lyon, j’étais la porte-parole locale de notre petit parti et quand il a fallu choisir une tête de liste pour les élections européennes de 2009, mes camarades m’ont demandé d’assumer cette fonction. Aucune primaire ou mise en concurrence des candidats n’a été nécessaire, ces pratiques nous étant complètement étrangères, car à Lutte ouvrière, l’engagement se conjugue au pluriel, sans politiciens professionnels cherchant à faire carrière. Pour moi, comme pour Arlette auparavant, devenir porte-parole était une tâche militante parmi d’autres, avec en plus la responsabilité de nous représenter dans les médias et devant les travailleuses et les travailleurs auxquels nous nous adressons.

Cela fait aujourd’hui plus de trente ans que je milite et ces perspectives communistes révolutionnaires, indissociables des combats des travailleurs, m’enthousiasment autant que lorsque j’avais 20 ans.

Fabien Roussel


Biographie du candidat issu de son site de campagne :

Certains héritent à la naissance d’une confortable fortune, sans autre perspective que de la faire prospérer, Fabien Roussel, lui, a eu la chance non seulement d’avoir des parents communistes, mais aussi de grandir dans une famille militante, toute entière portée par des valeurs progressistes.

Né à Béthune, dans le Pas-de-Calais, le 16 avril 1969, il est parfois gardé, avec son frère, par ses grands-parents, pendant que ses parents prenaient part aux réunions le soir. Très tôt, Fabien accompagne son père pour distribuer des tracts, notamment dans l’usine Bridgestone (Firestone à l’époque) de Béthune, située sur la route de l’école.

Il suit aussi les rites de l’église, mariages, enterrements et messe de Noël, dans le sillage d’une grand-mère catholique pratiquante, qui a élevé seule ses 9 enfants après le décès de son mari. Il est bercé aussi par ses grands parents paternels.

Son grand père est chef d’entreprise et sa grand mère, espagnole, est fille d’un républicain décédé après 3 ans dans le camp d’internement français du Vernet. Une enfance à la fois rurale et industrielle, au cœur du bassin minier, à Vendin-les-Béthune.

Premiers combats
À l’adolescence, le futur secrétaire du PCF choisit un premier combat politique, celui de la lutte contre l’apartheid. À l’époque, au tournant des années quatre-vingt, il est élève au lycée Louise-Michel de Champigny-sur-Marne. Il se saisit d’un tract tendu par deux jeunes militants.

Au fil des mois, il s’engage de plus en plus avant d’adhérer à la Jeunesse communiste. Les actions se succèdent. En mars 1987, Fabien Roussel manifeste, avec d’autres camarades, devant l’ambassade d’Afrique du Sud à Paris, pour réclamer la libération de Pierre-André Albertini, alors incarcéré dans une prison de l’ancienne République du Ciskei, accusé d’avoir transporté des armes pour le compte de l’ANC, le mouvement de Nelson Mandela.

C’est à cette époque aussi qu’il se fait embarquer par les CRS pour avoir protesté dans le magasin Fauchon, place de La Madeleine à Paris, contre le remboursement des emprunts Giscard.

Journaliste de terrain
Indigné par les soubresauts de l’actualité et les dégâts du capitalisme, Fabien Roussel se tourne alors vers le journalisme pour donner un prolongement à son engagement politique. Son objectif : faire éclater la vérité, dénoncer les injustices.

Pour lui, tous les journalistes sont engagés, du Figaro à l’Humanité, où son père est correspondant, au Vietnam. Durant deux ans, Fabien Roussel
l’accompagne à Hanoï, à peine dix ans après la fin de la guerre. Il en garde le souvenir d’un pays avide de culture, doté d’un système de soins accessible et performant, heureux aussi de retrouver la liberté.

Fabien Roussel et son père à moto au Vietnam

Revenu en France, avec une formation de journaliste reporter d’images en poche, il commence comme reporter d’images, avant de passer devant la caméra pour l’émission « Au bout de la rue », diffusée sur France 3 Lorraine-Champagne-Ardenne. Un excellent souvenir pour celui qui découvre une région attachante autant qu’un métier palpitant.

Un engagement politique d’abord militant...
Adhérent du PCF depuis 1986, Fabien ROUSSEL milite à Champigny-sur-Marne, puis à Lille et enfin à Saint-Amand-les-Eaux tout en exerçant différentes activités professionnelles. Il sera élu pour la première fois au conseil municipal de Saint-Amand-les-Eaux en 2014, dans cette belle cité thermale où il s’est installé 7 ans plus tôt avec sa compagne et leurs 4 enfants, le cinquième habitant en région parisienne.

C’est en 1997 que Fabien Roussel quitte le journalisme pour devenir conseiller de Michelle Demessine, alors secrétaire d’État au Tourisme communiste dans le gouvernement de la gauche plurielle de Lionel Jospin. L’occasion « de mettre les mains dans le cambouis », selon l’une de ses expressions favorites.

Il travaille ensuite pour Jean-Jacques Candelier, député communiste de la 16e circonscription du Nord puis Alain Bocquet, député-maire de Saint-Amand-les-Eaux, figure emblématique du PCF, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale entre 1993 et 2007.

...puis aux premiers plans

Donner de l’espoir, montrer qu’il est possible de changer le système : voilà la feuille du route de Fabien Roussel. En 2010, il est élu à prend la tête de la Fédération PCF du Nord. A Saint-Amand-les-Eaux, il s’engage auprès des salariés de l’industrie ferroviaire, de l’automobile, contre les délocalisations.

Il s’investit auprès de la vie associative dans cette ville où il pratique aussi sa passion, la pèche et la course à pied dans l’immense parc naturel régional Scarpe Escaut. Auprès d’Alain Bocquet, député maire, il apprend la rigueur et les exigences d’un mandat d’élu local mis au service de tous, avec une règle : "pragmatique, jamais dogmatique".

En 2015, il mène la liste communiste aux régionales dans le Nord avant de faire son entrée à l’Assemblée nationale, après les élections législatives de 2017.

Au congrès d’Ivry-sur-Seine, du 23 au 25 novembre 2018, il est élu secrétaire national du PCF.

Le 9 mai 2021, les communistes le choisissent comme leur candidat à l’élection présidentielle de 2022.

Emmanuel Macron


Faut-il présenter le président sortant ?
En tous les cas pour rappel : Emmanuel MACRON est le huitième Président de la Vème République française.

Fondateur du mouvement « En Marche ! », créé le 6 avril 2016, il l’a dirigé jusqu’à sa victoire à l’élection présidentielle le 7 mai 2017.

Né en décembre 1977 à Amiens, dans la Somme, Emmanuel MACRON a étudié la philosophie avant d’intégrer l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), dont il a été diplômé en 2004.

Emmanuel MACRON a alors intégré l’Inspection Générale des Finances (IGF) où il a travaillé quatre ans avant de rejoindre le secteur bancaire.

Il est devenu, en 2012, secrétaire général adjoint de la Présidence de la République. Il a quitté ses fonctions en juillet 2014 avant de devenir ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique d’août 2014 à août 2016.

Jean Lassalle

Un bref historique officiel du candidat :
En 2013, Jean Lassalle entame un tour de France à pied, de 6 000 kilomètres durant neuf mois, pour aller à la rencontre de ses concitoyens.

« Sentant que la France vacillait, je décidai de prendre la route. Marcher à nouveau à la rencontre de ceux qui s’étaient détournés de la politique. Avec humilité mais avec détermination. Les écouter, tenter de rétablir un dialogue pour retisser les liens de confiance essentiels qui s’étaient brisés sous le poids du changement de monde que nous étions en train de vivre. Marcher pour entendre, marcher pour comprendre, marcher pour revivre, et ne plus être seul. Je voulais partir à l’écoute des gens tout en posant un acte de résistance. Je voulais m’entretenir avec tous les compatriotes qui le voudraient bien. C’est alors que je lançai les Cahiers de l’espoir afin de recueillir les intuitions et aspirations de nos compatriotes. Cette initiative, dont j’ai rendu compte par un rapport remis en mars 2014 au président de la République et aux plus hautes instances de l’État » (Jean Lassalle).

Dans l’esprit et la continuité de cette marche, Jean Lassalle fonde en 2015 l’association la Marche citoyenne. Un Conseil national de réflexion et de propositions et des Commissions thématiques sont mis en place. Ils répondent à cette aspiration de nos concitoyens à être écoutés et à s’exprimer pour regagner le cœur de la réflexion politique et élaborer un nouveau projet d’avenir. En octobre 2016 lors d’un Congrès fondateur, le Mouvement Résistons ! est fondé à Lyon dans l’esprit de la Marche citoyenne. Pour ce qui est de son mouvement il se présente par lui-même en ces termes : Résistons ! est un mouvement politique qui engage les Français à reprendre la parole. Il organise l’écoute et l’échange, préalables essentiels au renouveau du peuple souverain, à la régénérescence de la démocratie et à la consolidation de la République. Il a pour objet suprême de recréer les conditions qui permettent à l’Homme de retrouver l’Homme.

Notre mouvement continue à se structurer sur tout le territoire et à prendre place dans le paysage politique français. Résistons  ! s’impose de plus en plus comme une voix singulière, la voix du bon sens, guidée par l’histoire et celle de l’expérience du terrain. Nous avons besoin de vous, des citoyens et des bonnes volontés qui rejoignent chaque jour notre mouvement. Vous souhaitez adhérer et vous investir dans notre mouvement : cliquez ici. Vous souhaitez faire un don : cliquez ici. Les dons assurent la pérennisation de notre enracinement et financent nos actions. Nous ne pouvons compter que sur nous-même et sur vos dons, seule garantie de garder notre indépendance vis-à-vis d’un système que nous combattons.

Marine Le Pen

Doit-on présenter Marine Le Pen ? La France, le monde entier sait qui elle est. D’ailleurs sur son site de campagne il n’est pas question de "conter sa vie"... Alors quelques rappels issus de Wikipedia seront les bienvenus : née le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française.

Elle s’engage dès sa majorité au sein du Front national (FN), le principal parti d’extrême droite en France, dirigé par son père Jean-Marie Le Pen. Elle occupe plusieurs mandats locaux à partir de 1998 (conseillère régionale d’Île-de-France, du Nord-Pas-de-Calais puis des Hauts-de-France, conseillère municipale d’Hénin-Beaumont) et siège de 2004 à 2017 au Parlement européen, où elle co-préside le groupe Europe des nations et des libertés (ENL) à partir de 2015.

Elle est élue présidente du Front national lors de son congrès de 2011. Candidate à l’élection présidentielle de 2012, elle arrive en troisième position au premier tour en obtenant 17,9 % des suffrages exprimés. De nouveau candidate à l’élection présidentielle de 2017, elle se qualifie pour le second tour, qu’elle perd face à Emmanuel Macron en obtenant 33,9 % des voix. Lors des élections législatives qui suivent, elle est élue députée dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais.

En 2021, elle quitte la tête du Rassemblement national (ex-FN) et lance sa campagne de candidate à l’élection présidentielle de 2022.

Éric Zemmour

Éric Zemmour, né le 31 août 1958 à Montreuil, est un journaliste, écrivain, essayiste, éditorialiste, chroniqueur, polémiste et homme politique français. Son site de campagne ne raconte pas sa vie, point de biographie en ligne à ce propos (officielle), par contre quelques mots sur son engagement et celui de son partit Reconquête — tiré du tiré officiel : Cela fait 30 ans qu’Éric Zemmour pose les bons diagnostics sur les principaux maux de la France, quitte à souvent prêcher seul dans le désert et contre tous. Ses priorités sont extrêmement claires et faciles à retenir : Identité, Immigration, Islam, Insécurité, Instruction, Impôts, Industrie et Indépendance, il est temps de remettre, en France, les points sur les i !

Ces sujets sont fondamentaux car ils conditionnent le destin de notre pays, son mode de vie et sa place dans le monde. La politique doit se hisser à la hauteur de ces enjeux civilisationnels et non se perdre dans une liste sans fin de réformes technocratiques sans vision d’ensemble.

Jean-Luc Mélenchon


J.L. Mélenchon présente quant à lui sa biographie sur son site de campagne, nous la reprenons dans son intégralité ici : Né à Tanger (Maroc) en 1951, diplômé en philosophie et lettres modernes. Militant socialiste, il devient le plus jeune sénateur de France en 1986.

Il devient ministre de l’enseignement professionnel dans le gouvernement de Lionel Jospin de 2000 à 2002. Il est encore reconnu 20 ans plus tard comme un ministre très sérieux et efficace par de nombreux fonctionnaires de l’Éducation nationale.

Dirigeant de courants de gauche du PS, il lutte contre l’alignement sur la social-démocratie européenne. Devant la victoire de la ligne « sociale-libérale », il quitte en novembre 2008 le PS pour créer le Parti de Gauche puis fonder le Front de Gauche. Il est élu député européen en 2009, puis réélu en 2014. Candidat commun du Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012, il obtient 4 millions de voix au 1er tour (11,1 %). Il participe en 2013 à l’écriture du Manifeste pour l’éco-socialisme. Et il initie en 2014 le Mouvement pour la 6eme République (M6R) qui rassemble plus de 100 000 soutiens et milite pour abolir la monarchie présidentielle.

En février 2016, il propose sa candidature pour l’élection présidentielle de 2017 en appelant les citoyens à construire le mouvement de La France insoumise. Il recueille 7 millions de voix et près de 20% des suffrages au premier tour de l’élection. Le 18 juin 2017, il est élu député des Bouches-du-Rhône, à Marseille, avec 60% des suffrages. Il devient Président du groupe parlementaire de la France insoumise, qui compte 17 députés.

Auteur de 19 livres, il a notamment vendu plusieurs dizaines de milliers de l’ouvrage « l’Ere du peuple », où il expose sa théorie de la Révolution citoyenne. Jean-Luc Mélenchon est grand officier du Mérite d’Argentine.

Il est candidat à l’élection présidentielle française de 2022 pour l’Union Populaire.

Anne Hidalgo

Sur son site de campagne présidentielle 2022, Anne Hidalgo prend la plume pour se présenter ( extraits ) : J’ai 62 ans, je suis mère de trois enfants et j’ai deux petits-enfants. Vous me connaissez sûrement en tant que maire de Paris. Avant cela j’ai fait mes études à Lyon, et j’ai été inspectrice du travail, conseillère régionale, et aujourd’hui j’ai l’honneur et la chance d’être candidate à la présidence de la République française. Cette République qui donne sa chance à toutes et à tous, même à une petite fille d’ouvriers espagnols arrivée à 3 ans en France parce que sa famille fuyait la dictature franquiste et la misère. Cette petite fille, c’est moi. La République, je l’aime et je l’ai choisie. Je ne peux me résoudre à ce que nos enfants ne puissent pas bénéficier de la même chance que moi, qu’ils vivent moins bien. La République ne se reconstruira pas sans un projet commun alliant le social et l’écologie. C’est là mon combat quotidien en tant que Maire de Paris et, demain, en tant que première femme Présidente de la République.

Je suis une femme libre, de convictions, qui ne transige jamais sur ses valeurs. J’ai la détermination tranquille de celles et ceux qui ne plient pas face au libéralisme décomplexé et au populisme exacerbé.

Je suis une femme qui veut faire de l’éducation sa priorité pour rétablir la promesse de la République et permettre la réussite de tous nos enfants.

Je suis une femme qui est élue locale depuis plus de 20 ans et qui sait que l’essentiel ce sont les territoires. C’est l’échelon de vie des Français, c’est donc là où se joue l’efficacité de la décision. Je ferai le pari de l’aboutissement d’une république décentralisée, au plus près et avec les citoyens.

Je suis une femme engagée pour que chacune et chacun puisse vivre de son travail en revalorisant notamment les salaires pour redonner son rôle au travail de permettre de vivre dignement. Inspectrice du travail de formation, j’ai à cœur la défense du droit des travailleurs et de leurs conditions de travail, des questions sociales et l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Je suis une femme convaincue que transition écologique et justice sociale sont indissociables. Je suis convaincue que ce combat pour l’environnement ne doit pas nous diviser, car ce sont les plus pauvres, les plus fragiles qui souffrent en premier du dérèglement climatique. Comme élue locale, j’ai depuis longtemps mené les transformations qui répondent à l’impératif climatique et aux enjeux de santé publique, même si celles-ci ne plaisaient pas à tout le monde.

Je suis une femme de terrain qui connaît la France dans sa diversité. Je suis confronté chaque jour aux difficultés que rencontrent les Françaises et les Français. Je suis la candidate qui propose des solutions pour changer la vie.

Je suis une femme d’État, qui dialogue depuis de nombreuses années avec les chefs d’État du monde entier. J’ai eu l’honneur de devenir la première femme à présider le C40, réseau qui regroupe les 100 plus grandes villes du monde. Depuis 2014, j’ai la chance de présider l’Association internationale des maires francophones. Mon réseau sera une force pour faire entendre la voix de la France, en Europe et à l’international.

Ce combat, vous vous en doutez, je ne peux le mener seule. Alors j’ai la chance d’être entourée, épaulée, par une équipe formidable. Elles et ils sont maires, élus dans toute la France, citoyens engagés, artistes, et membres d’associations. C’est avec elles et eux que nous allons à la rencontre des Françaises et Français depuis plus d’un an, que nous les écoutons, que nous bâtissons ensemble notre projet.

Vous pouvez compter sur ma détermination, j’irai jusqu’au bout pour construire une France plus juste, une France plus écologique, une France plus forte et ainsi offrir un avenir optimiste aux jeunes générations !

Yannick Jadot

Le candidat écologiste se présente ainsi sur sa page internet de campagne :

1967
Yannick Jadot est né en 1967 dans un village de Picardie où il passe enfance et adolescence entre école, nature et foot. À 18 ans, il quitte l’Aisne et entre à l’université Paris-Dauphine pour des études d’économie qui se concluent par un DEA d’économie internationale et du développement. Pendant cette période, il participe activement au mouvement étudiant contre la Loi Devaquet.

Dans les années 90, il part vivre et travailler en Afrique et en Asie. Deux ans au Burkina Faso pour soutenir les paysan·ne·s déstabilisé·e·s par les programmes d’ajustement structurel du FMI. Puis, deux ans au Bangladesh pour aider, à travers des programmes de micro-crédit, les femmes victimes de la misère au sein d’une société patriarcale violente.

Yannick Jadot intègre ensuite Solagral, une association de solidarité internationale présidée par Laurence Tubiana. Il participe activement au mouvement altermondialiste émergent : soutien au Mouvement des Sans Terre à Porto Alegre, blocage de la conférence de l’OMC à Seattle...

1999
Il adhère aux Verts en 1999 et contribue en 2002 à la campagne de Noël Mamère.

2002
Yannick Jadot devient directeur des campagnes de Greenpeace France. Nucléaire, OGM, déforestation, thon rouge, baleines, porte-avions Clémenceau... Les nombreuses actions de Greenpeace contribuent à la prise de conscience écologique du grand public.

2008
L’aventure politique de Yannick Jadot commence en 2008 avec Europe Écologie. Les européennes de 2009 sont un succès.

2009
Yannick Jadot devient député européen.

Depuis plus de 10 ans, il se distingue par ses combats pour la justice climatique et contre les accords de libre-échange. Tafta, Ceta, Mercosur : avec les Verts européens, il mène campagne contre ces traités qui organisent la guerre commerciale de tous contre tous, la disparition des paysans et des services publics, qui globalisent le dérèglement climatique, qui produisent de la malbouffe et de la souffrance animale. En 2016 sa prise de position forte au sujet du CETA, un accord de libre-échange discuté au Parlement européen, fait le tour des réseaux sociaux.

Ces dernières années, il mène aussi campagne contre la pêche en eaux profondes, la pêche électrique et depuis 18 mois, pour l’ajustement carbone aux frontières.

2016
Yannick Jadot est désigné candidat d’EELV pour l’élection présidentielle. Après négociation d’un contrat de gouvernement, EELV décide de rallier la candidature de Benoît Hamon.

2019
Yannick Jadot est désigné tête de liste par les militantes et militants EELV pour la campagne européenne. C’est un succès : la liste qu’il mène réunit pour la première fois plus de trois millions de suffrages.

2021
Yannick Jadot est candidat à l’élection présidentielle.

Valérie Pécresse

Le parcours de la candidate de droite est présenté sous forme de frise ; quelques extraits de son site :
Naissance
Valérie Anne Émilie Roux naît le 14 juillet 1967, jour de la fête nationale où la France se rassemble et célèbre à la fois la prise de la Bastille et la fête de la Fédération. La révolution et la réconciliation nationale.

Engagement auprès de Jacques Chirac
Sa rencontre du Président corrézien marque son entrée dans la vie politique. En 1997, Valérie s’engage auprès de Jacques Chirac comme conseillère technique en charge des études, de la prospective et des technologies de l’information, au lendemain de la dissolution ratée de 1997, quand il était seul et abandonné. C’était un « suicide professionnel » ? Qu’importe. Valérie y croyait !

Députée
En 2002, Valérie Pécresse choisit de se soumettre aux suffrages des Français, dans un combat que les sondeurs disaient perdu d’avance. Se faire élire, aller au contact des Français, se mettre à leur service. La politique, la vraie, est devenue alors une passion. Valérie Pécresse est réélue en 2012 pour porter la voix des Yvelines à l’Assemblée Nationale, où elle crée également le premier groupe parlementaire pour les Chrétiens d’Orient.

Conseillère régionale d’Île-de-France
En 2004, Valérie Pécresse fait son entrée pour la première fois au Conseil régional d’Ile-de-France où elle siège au sein de l’opposition. Impliquée et passionnée par les enjeux régionaux, elle est élue à la présidence du groupe des élus d’opposition en 2010.

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République en 2007, Valérie Pécresse se voit confier le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour mener à bien la réforme la plus explosive du quinquennat – 9 mois de grèves, de menaces, de harcèlement. Mais Valérie tient bon. Pour une fille de prof, quel plus beau défi que de donner à la jeunesse de France une université de premier rang, capable de rivaliser avec les plus grandes facs du monde ?

Présidente de l’UMP dans les Yvelines
En 2009, Valérie Pécresse succède à Gérard Larcher à la présidence de la Fédération UMP des Yvelines, pour structurer la vie militante de sa famille politique et impliquer toujours plus la jeunesse dans la définition des grandes orientations pour l’avenir de la France.

Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État, Porte-parole du Gouvernement
Le 30 juin 2011, Valérie Pécresse est nommée Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État, Porte-parole du Gouvernement de François Fillon. A Bercy en 2011, elle assure la réduction historique du déficit et des dépenses publiques. Elle fait également voter la TVA anti-délocalisation qui permet une baisse des charges sur le travail, clé de la compétitivité emploi - que la gauche se dépêche d’abroger à l’été 2012.

Présidente de la Région Île-de-France
Le 13 décembre 2015, Valérie Pécresse remporte les élections régionales en Ile-de-France, mettant fin à 17 ans de gauche. Investie le 18 décembre 2015, Valérie Pécresse démissionne le 19 janvier 2016 de son mandat de députée des Yvelines, conformément à sa promesse de ne pas cumuler les mandants, pour se consacrer exclusivement à la Présidence d’une Région immense, « concentrée » de France – des territoires ruraux aux Quartiers Politiques de la Ville, des enjeux d’urbanisme à la sécurité du quotidien.

Réélue à la tête de la Région
Valérie Pécresse est réélue à la tête de la Région Île-de-France le 27 juin 2021. Dans les jours qui suivent sa réélection, elle fait voter 80% des mesures proposées dans son programme électoral, conformément à l’engagement pris pendant la campagne, confirmant sa réputation de dame du faire.

Philippe Poutou

Pour le NPA pas de place sur le site sur la bio de Poutou, alors on se rabat sur Wikipédia : Philippe Poutou est né le 14 mars 1967 à Villemomble (alors dans le département de la Seine), est un ouvrier, syndicaliste et homme politique français.

Ouvrier dans une usine Ford, il milite dans les rangs de la CGT contre la fermeture de celle-ci, qui a finalement lieu en 2019. Il s’engage dans des partis d’extrême gauche, à savoir Lutte ouvrière (LO) puis la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), qui devient en 2007 le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

Candidat du NPA à l’élection présidentielle de 2012, il recueille 1,15 % des voix. Il est à nouveau candidat au scrutin présidentiel de 2017, où il obtient 1,09 % des voix.

Tête de la liste « Bordeaux en luttes » soutenue par le NPA, La France insoumise et des Gilets jaunes aux élections municipales de 2020 à Bordeaux, il est élu conseiller municipal à l’issue du second tour.

En 2021, il est investi une troisième fois par son parti pour la présidentielle de 2022.

Nicolas Dupont-Aignan

Pour le coup, la biographie de NDA à une grande place sur le site officiel de sa campagne à la Présidence de la république ; alors, nous allons en mettre qu’un extrait ...

Sa jeunesse

Nicolas Dupont-Aignan est né le 7 mars 1961 à Paris au sein d’une fratrie de 3 enfants. Passionné d’histoire, lecteur boulimique des Mémoires de guerre du Général de Gaulle, il est issu d’une famille de la classe moyenne, profondément attachée à la France.
Son grand-père, qui fut l’un des premiers aviateurs de la Grande Guerre, lui racontait à la table du dimanche ses premiers combats aériens pendant la guerre de 14 18. Quant à son père, chasseur-alpin, il avait été fait prisonnier et s’était évadé pendant le second conflit mondial.
Dès l’âge de 13 ans, il se passionne pour la politique et prend fait et cause pour le candidat du gaullisme social : Jacques Chaban-Delmas. Cet attachement aux valeurs du gaullisme ne l’a jamais quitté.
Au cours de ses études à Sciences po, il s’engage auprès de Philippe Séguin car il retrouve en lui cette exigence gaulliste : l’indépendance nationale, le sens de l’Etat et l’humanisme républicain.
Il débute sa vie professionnelle comme sous-préfet et après un bref passage en cabinets ministériels, il se présente aux élections municipales à Yerres (30 000 habitants) en Essonne, en 1995.

Ses jardins secrets

Nicolas est marié à Valérie et est père de deux filles. Elles sont les boussoles de sa vie. Il cultive ce jardin secret.

Il aime découvrir la nature et voyager avec elles. Les promenades en forêt, les longues marches sur les plages du Nord ou de la Baie de Somme. La Grèce aussi, et l’Italie. Ses pays favoris. Quand son emploi du temps le lui permet, Nicolas Dupont-Aignan pratique la natation et dévore les livres qui s’accumulent sur son bureau.
Il est aussi un passionné de cinéma et de musique, inconditionnel de la chanteuse Barbara à laquelle il a donné le nom d’une rue à Yerres.
Nicolas Dupont-Aignan est aussi un défenseur reconnu de la cause animale.
Il l’a prouvé comme maire par de multiples actions municipales (création d’une maison de soins des chats errants, entretien des espaces naturels par des vaches écossaises, subvention au refuge des chiens de Montgeron, nomination d’un élu local à Yerres délégué à la cause animale…) récompensées par la Fondation 30 Millions d’Amis qui lui a remis son Ruban d’Honneur.
Il l’a également prouvé comme député pour son action inlassable en faveur du bien-être des animaux et du respect de leur dignité animale. Il milite contre l’abattage sans étourdissement, pour le contrôle des abattoirs et a déposé une loi pour interdire la consommation de la viande de cheval, comme en Angleterre. Il s’est par ailleurs engagé contre les spectacles maltraitant les animaux.


LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Au vu des textes suivants :

la Constitution, notamment ses articles 6, 7 et 58 ;
l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel, notamment son article 30 ;
les articles 3 et 4 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 relative à l’élection du Président de la République au suffrage universel ;
les articles du code électoral rendus applicables à l’élection du Président de la République, notamment ses articles L. 2, L. 6, L. 9, L. 45, L.O. 127, L.O. 129, L.O 135-1 et L. 199 ;
le décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 portant application de la loi du 6 novembre 1962 mentionnée ci-dessus ;
le décret n° 2022-66 du 26 janvier 2022 portant convocation des électeurs pour l’élection du Président de la République ;
la décision n° 2021-150 ORGA du 21 octobre 2021 relative à la détermination par tirage au sort de l’ordre de la liste des candidats à l’élection du Président de la République et aux modalités de publication du nom et de la qualité des citoyens qui présentent des candidats à l’élection du Président de la République ;
les décisions n° 2022-175 PDR du 1er février 2022, n° 2022-176 PDR du 3 février 2022, n° 2022-177 PDR du 8 février 2022, n° 2022-178 PDR du 10 février 2022, n° 2022-179 PDR du 15 février 2022, n° 2022-180 PDR du 17 février 2022, n° 2022-181 PDR du 22 février 2022, n° 2022-182 PDR du 24 février 2022, n° 2022-183 PDR du 1er mars 2022, n° 2022-185 PDR du 3 mars 2022 et n° 2022-186 PDR du 7 mars 2022 ayant arrêté les listes des citoyens habilités ayant présenté des candidats à l’élection du Président de la République ;
Ayant examiné les formulaires de présentation qui lui ont été adressés à partir du 27 janvier 2022 et qui lui sont parvenus au plus tard le 4 mars 2022 à dix-huit heures, conformément à l’article 3 de la loi du 6 novembre 1962 mentionnée ci-dessus et à l’article 2 du décret du 8 mars 2001 mentionné ci-dessus ;

Après s’être assuré de la régularité des candidatures et du consentement des candidats, avoir constaté le dépôt, sous pli scellé, de leur déclaration d’intérêts et d’activités et de leur déclaration de situation patrimoniale et avoir reçu leur engagement, en cas d’élection, de déposer une nouvelle déclaration de situation patrimoniale six mois au plus tôt et cinq mois au plus tard avant l’expiration du mandat ou, en cas de démission, dans un délai d’un mois après celle-ci ;

DÉCIDE :

Article 1er. - La liste des candidats à l’élection du Président de la République, dont l’ordre a été établi par voie de tirage au sort, est arrêtée comme suit :

Mme Nathalie ARTHAUD,

M. Fabien ROUSSEL,

M. Emmanuel MACRON,

M. Jean LASSALLE,

Mme Marine LE PEN,

M. Éric ZEMMOUR,

M. Jean-Luc MÉLENCHON,

Mme Anne HIDALGO,

M. Yannick JADOT,

Mme Valérie PÉCRESSE,

M. Philippe POUTOU,

M. Nicolas DUPONT-AIGNAN.

Article 2. - Cette liste sera publiée au Journal officiel et notifiée, par les soins du Gouvernement, aux représentants de l’État en Nouvelle-Calédonie et dans les départements et dans les départements et collectivités d’outre-mer et aux ambassadeurs et aux chefs de poste consulaires.

Article 3. - Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française.

Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 7 mars 2022, où siégeaient : M. Laurent FABIUS, Président, Mme Claire BAZY MALAURIE, M. Alain JUPPÉ, Mmes Dominique LOTTIN, Corinne LUQUIENS, Nicole MAESTRACCI, MM. Jacques MÉZARD, François PILLET et Michel PINAULT.

Rendu public le 7 mars 2022.

ECLI : FR : CC : 2022 : 2022.187.PDR

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