jeudi, 4 juin 2020|

40 visiteurs en ce moment

 

Le Brésil submergé par le Coronavirus en manque d’hôpitaux...

www.radinrue.com le XXVII - III - MMXX, 16h59, par : Benjamin PYRZ,

Le Brésil à l’instar des Etats-Unis demeure un des pays où le Coronavirus est totalement banalisé par la tête du pays. Comme Donald Trump (LIRE ICI) Jair Bolsonaro le président brésilien utilise le même verbe et les mêmes épithète pour faire asseoir sa politique de la contamination de masse de son peuple au nom de l’économie.

En contradiction totale avec son ministre de la santé, et des membres de son gouvernement, Bolsonaro traite le Covid-19 comme une farce, et pas une SINISTRE farce, non une grande blague. Certes le 19 mars le Brésil annonçait la fermeture de ses frontières terrestres, le président, masque pendu à une oreille et flottant au vent, avait alors déclaré, non sans persuasion que le Covid-19 était tout de même « une question grave », qui ne doit pas entraîner « la panique ».

Le Brésil ne pratique aucune sécurité pour ces citoyens. Le peuple reste en panique et les bidons villes grouillent d’une ambiance de peur, d’hygiène d’un autre âge et d’un confinement même s’il était imposé quasiment impossible à mettre en œuvre. La population semble sacrifiée.

Les hôpitaux sont débordés. Plus de place, plus de possibilités de mener à terme une réanimation dans les règles strictes qu’imposerait une médecine salutaire. Alors, quelques huit hôpitaux temporraires vont voir le jour, dont l’un dans le stade légendaire Marcana.

L’immense complexe Marcana de Rio Janeiro comporte le stade légendaire de football qui vît tant de "stars" du foot naître. Désormais il sera transformé en hôpital géant.

Ce vendredi le bilan des victimes du Coronavirus a encore grandit, et le pic est loin d’arriver. 3027 cas confirmés — à noter que les dépistages sont minimes - et 77 morts demeurent à déplorer. Les avions quitte le pays sans souci et Bolsonaro refuse de confiner le Brésil pour ne pas ruiner l’économie...

Toutefois les jeux de foot et autres activités de sports sont à l’arrêt.

Le manque d’infrastructure hospitalière se fait désormais sentir, et l’occupation par les malades des stades ne demeure donc pas un luxe. Ainsi en plus du Maracana les stades de Pacaembu à Sao Paulo et le stade Mane Garrincha à Brasilia ( qui en 2014 avait nécessité près de 500 millions d’euros d’investissements, et qui servait jusqu’alors de parking pour autobus) deviendront eux aussi des hôpitaux géants.

Pour le moment on ne sait pas si les hôpitaux seront construit dans/sur le stade ou bien dans les complexes qui les avoisinent... Rio de Janeiro prévoit la mise en place, donc la construction de six hôpitaux temporaires.

radinrue.com

 
A propos de RADIN RUE
®© 1982 - 2020 Radin Rue — ISSN 2270-5864 — Radin Rue a été fondé en 1982 sous format papier, depuis 2001 Radin Rue ne paraît plus sous format imprimé. Il est publié sur internet depuis le 22 décembre 1997 et en tant que www.radinrue.com depuis 24 septembre 2000. Ce site est dépendant de la (...)
En savoir plus »