vendredi, 14 décembre 2018|

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Alfie Evans est mort, il laisse derrière lui une image pitoyable de notre civilisation

Alfie Evans est décédé à 02h30 du matin dans l’hôpital de Liverpool où il était hospitalisé depuis décembre 2016. Des millions de personnes de par le monde ont été alors, aux côtés des parents du garçonnet, totalement abattus.

www.radinrue.com le IV - V _ MMXVIII, 10h23, Par : Jenny Lamue, CV et Paris Malenne,

Le 28 avril, samedi, le petit Alfie est parti rejoindre les saints du paradis : „Mon gladiateur à déposé le bouclier et à ouvert les ailes pour son envol à 02:30. J’ai le cœur brisé.” – avait alors publié sur les réseaux sociaux le papa d’Alfie, Thomas Evans. Dans les derniers jours de la vie de son enfant, soutenus par des millions de personnes, dont le pape, les autorités italiennes, le président polonais, les parents d’Alfie Evans luttaient pour rapatrier leur garçon dans l’hôpital pour enfant du Vatican, qui comme d’autres centres hospitaliers spécialisés avaient proposés d’accueillir l’enfant. C’est compter sans la froideur britannique et sa justice au service d’un droit et non d’une humanité. C’était sans compter sur le silence absurde et quasi abjecte des autorités royales du pays qui en parallèle, alors que ce garçonnet luttait pour survivre, se gansait dans les magasines et les médias de la naissance de leur poupon le "Royal Baby"...

L’enfant a été donc débranché par le corps médical de l’hôpital de Liverpool. Il a survécu quatre jours, sans aucune aide. L’Épiscopat polonais n’a pas hésité à mettre les mots sur les actes des médecins de Liverpool : „Le fait de débrancher le jeune garçon des appareils (...) fut un acte de meurtre à l’encontre de l’enfant”. Pour de nombreux experts la décision criminelle des tribunaux britannique et en totale contradiction avec le sens même de l’humanité, sa situation devait exiger uen recherche approfondie des causes de sa maladie et devait tendre expressivement les spécialistes à tout faire pour s’ils ne pouvaient le sauver, au moins l’accompagner dans une totale dignité et permettre à ses parents de prendre les décisions de soins, et non les défenses d’idéologies stériles et maladives qui démontre au travers des juges impliqués dans ces décisions de l’état abjecte de l’éthique d’une civilisation brûlée par la gangrène.

Le juge a donné raison aux médecins de Liverpool qui estiment qu’Alfie aurait des convulsions incessantes s’il devait faire le voyage à Rome (ou à Münich, où un autre hôpital est prêt à le soigner), qu’il n’y survivrait pas et que le déplacement serait « erroné et sans objet ». Tout au plus envisagera-t-on de le laisser rentrer chez lui, mais pas avant « trois ou cinq jours » pour pouvoir préparer ce transfert – les médecins ont précisé que cela serait de toute façon « impossible » en cas d’« hostilité » à leur encontre et qu’ils vivaient dans une « peur véritable ».

Une fois de plus, les parents d’Alfie, Tom Evans et Kate James n’ont rien à dire. On les a définitivement spoliés de leur droit de prendre des décisions médicales pour leur enfant. Ces décisions prises désormais par les médecins et confirmées par la justice reposent sur plusieurs faits avancés par ceux-ci : le cerveau d’Alfie est profondément atteint comme l’ont montré plusieurs IRM, et il ne saurait se regénérer, tous ses mouvements sont réflexes ou convulsifs, il n’entend, ni ne voit, ni ressent le monde extérieur, il ne ressent probablement pas de douleur ou d’inconfort mais cela reste incertain, il n’a aucun espoir de voir sa condition s’améliorer et sa vie dans l’unité de soins intensifs d’Alder Hey pourrait être prolongée « longtemps ». Dans une précédente décision, datée du 20 février, le juge Hayden avait ainsi justifié le retrait de la ventilation et des soins intensifs au motif de la « futilité » de la vie d’Alfie qui n’avait aucun espoir d’amélioration, et qu’il ne communiquerait « très probablement » jamais avec ses proches. Une affirmation démentie par une spécialiste polonaise qui avait examiné l’enfant en décembre dernier et qui déclarait qu’Alfie ressentait le touché et n’était pas, comme certains le propagandisent, dans un coma coupé du monde !

« Alfie fait basculer la société dans ses fondements et nous démontre que la seule façon d’être vraiment civil est de considérer qu’aucune vie humaine n’est ‘inutile’. Merci, Alfie, Kate et Tom ! »

Dans un tweet, le Pape se dit "profondément touché" par la mort du petit enfant. "Je prie aujourd’hui particulièrement pour ses parents tandis que Dieu notre Père l’accueille d’une tendre accolade". Le Souverain Pontife s s’était personnellement investi sur ce dossier, notamment en recevant le père du petit garçon et en lançant plusieurs appels pour que sa vie soit préservée. L’hôpital du Bambino Gesù, administré par le Saint-Siège, avait proposé de l’accueillir pour une prise en charge en soins palliatifs, et le gouvernement italien avait apporté son soutien administratif à son éventuel transfert, finalement refusé par les juges britanniques, malgré l’octroi de la nationalité italienne à cet enfant. La Haute Cour de Justice, la Cour d’Appel, la Cour suprême et la Cour européenne des Droits de l’Homme ont toutes donné raison à l’équipe médicale, favorable à l’arrêt de l’assistance respiratoire dont bénéficiait Alfie Evans.

Ce drame cristallise les inquiétudes de ceux qui voient dans ces décisions de la justice britannique et européenne une légalisation de fait de l’euthanasie des mineurs, non pas par la voie parlementaire, mais par celle d’une jurisprudence susceptible d’inspirer les autres États européens.

Le débat est particulièrement passionnel au Royaume-Uni, où cette affaire rappelle un autre cas, celui de Charlie Gard, un petit garçon décédé à Londres en juillet 2017, à quelques jours de son premier anniversaire. Là aussi, la décision des médecins d’interrompre les traitements avait suscité une intense mobilisation en faveur des parents qui souhaitaient le maintien en vie de leur enfant. Le Pape François, mais aussi le président américain Donald Trump, étaient alors intervenus pour proposer une assistance médicale à ce petit garçon, sans y parvenir.

C’est un témoignage fort et palpitant suscité par un petit garçon et l’amour de ses parents » explique One Of Us. « L’histoire du petit Alfie a un impact positif significatif sur la réflexion concernant la réception de la vie humaine. Cela montre à quel point l’appel à la valeur de la vie humaine est fort dans le cœur des gens ».

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