vendredi, 16 novembre 2018|

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GB : ALFIE EVANS, un diagnostic erroné et une mort programmée par le corps médical

NOUS AVONS décidé de lancer les démarches pour récupérer Alfie à la maison. C’est ce qu’a annoncé aux journalistes le papa du jeune enfant hospitalisé à Liverpool en Angleterre et dont la situation a émue le monde entier jusqu’au pape François. Le père d’Alfie, Thomas Evans a remercié le pape, le Vatican et également la Pologne pour leur soutien actif.

www.radinrue.com le XXVI - IV - MMXVIII, 15h23, par E. Linat,

Alors qu’Amnesty International Pologne a créé un tollé d’indignation sur la webosphère polonaise après s’être déclaré dans "l’impossibilité de s’engager" dans l’affaire d’Alfie, alors qu’au nom de sa vision des droits de l’homme elle matraque l’opinion publique polonaise de spot de réclame pro-avortement, d’autres se sont concrètement engagé en faveur du petit garçon comme le pape François.

Agé de presque deux ans, Alfie Evans est hospitalisé à l’Alder Hey Children’s Hospital de Liverpool. Les médecins qui sont en charge de lui voudraient cesser les soins dans son « meilleur intérêt ». Mais ses parents s’opposent à cette décision et aimeraient que leur enfant soit transféré dans un autre établissement afin de l’accompagner dans son traitement.
Jusqu’à présent, les juges britanniques ont refusé tout transfert et le dossier est maintenant examiné par la Cour suprême du pays. Le Bambino Gesù, à la pointe dans ce genre de traitement, a évoqué sa disponibilité à l’accueillir. Sa présidente, Mariella Enoc, rappelle son engagement depuis juillet dernier en faveur d’une telle issue. Les médecins italiens se sont rendus en Angleterre en septembre. Cette semaine, la présidente a rencontré le père d’Alfie.

Mariella Enoc a rappelé l’offre de collaboration étroite avec l’équipe médicale de Liverpool, insistant sur le fait que tous les frais étaient à la charge du Bambino Gesù. Elle se dit prête à se rendre en personne en Angleterre pour défendre sa proposition.

Pas d’acharnement thérapeutique

Elle prend soin de préciser que son hôpital ne proposeaucun soin. « L’enfant en ce moment, n’est pas guérissable, l’enfant est curable. Selon notre concept, cela veut dire en prendre soin. Donc, nous ne ferons pas de l’acharnement thérapeutique ; nos médecins ont décidé de mettre éventuellement à l’enfant une GPE (gastrostomie endoscopique percutanée NDLR), pour l’alimentation, et une trachéotomie pour la respiration si cela devait être absolument nécessaire » explique Mariella Enoc.

Ce dossier est suivi de près par le Pape. « Le Saint-Père m’a fait dire qu’il fallait faire tout notre possible et l’impossible pour que l’enfant vienne au Bambino Gesù ».

Alors que les médecins de l’hôpital britannique, avec le soutien de la Justice de leur pays ont débranché le petit Alfie de tout appareillage d’aide à respirer, les parents s’aperçoivent tout comme le monde entier que les prévisions "catastrophiques" du corps médical ne s’avèrent pas exacts, au contraire, comme le dit son papa :

– C’est déjà le troisième jour... Et nous ne rencontrons aucun souci. Les infirmières sont venus le voir et on dit "Waouhh !!" , explique t-il aux journalistes. Evans durant sa confèrence a remercié les nombreux soutien dont sa famille fait l’objet, ils ont été très touchés par l’implication de la Pologne :

– J’ai entendu ce matin les propos de soutien du président polonais, c’est quelque chose de formidable. Je suis toujours resté en contact avec les polonais.

Aujourd’hui, le 26 avril, les parents du petit Alfie vont rencontrer les médecins à Alder Hay, ils vont commencer les démarches pour pouvoir reprendre leur garçon à la maison.

Pour le papa d’Alfie, le fait que son enfant respire désormais de manière autonome en contradiction avec les prévisions du corpus médical de l’hôpital de Liverpool, ne ressort pas du miracle, c’est tout simplement la preuve directe que le diagnostic d’une maladie neurodégénérative était erroné dès le départ.

Les informations sur Alfie Evans pubiés chez nos confrères du Salon Beige :

A l’issue de 3 heures d’audience devant la Haute Cour de Manchester, en Angleterre, mardi, le sort d’Alfie Evans est désormais scellé, selon le juge Hayden pour qui l’on est en train de vivre « le dernier chapitre de l’affaire de cet extraordinaire petit garçon ». Alors que l’enfant respire seul depuis plus de 24 heures, à l’heure d’écrire, le magistrat qui avait déjà décidé une première fois qu’il était opportun de priver Alfie de la ventilation que l’on croyait alors indispensable à sa survie, a pris de nouveau et sans surprise une décision de mort.

Le fait qu’Alfie respire seul et que, manifestement, il ne souffre pas, n’a rien changé à sa détermination. Malgré la présence du chef de cabinet de l’ambassadeur d’Italie – l’enfant est officiellement citoyen italien désormais – le juge Hayden insiste : c’est dans « l’intérêt » d’Alfie de rester sous la responsabilité de l’hôpital pédiatrique Alder Hey qui doit poursuivre son « plan de fin de vie » pour le courageux petit bonhomme de 23 mois qui a pourtant manifesté si magnifiquement sa volonté de vivre.

Le juge a donné raison aux médecins de Liverpool qui estiment qu’Alfie aurait des convulsions incessantes s’il devait faire le voyage à Rome (ou à Münich, où un autre hôpital est prêt à le soigner), qu’il n’y survivrait pas et que le déplacement serait « erroné et sans objet ». Tout au plus envisagera-t-on de le laisser rentrer chez lui, mais pas avant « trois ou cinq jours » pour pouvoir préparer ce transfert – les médecins ont précisé que cela serait de toute façon « impossible » en cas d’« hostilité » à leur encontre et qu’ils vivaient dans une « peur véritable ».

Une fois de plus, les parents d’Alfie, Tom Evans et Kate James n’ont rien à dire. On les a définitivement spoliés de leur droit de prendre des décisions médicales pour leur enfant. Ces décisions prises désormais par les médecins et confirmées par la justice reposent sur plusieurs faits avancés par ceux-ci : le cerveau d’Alfie est profondément atteint comme l’ont montré plusieurs IRM, et il ne saurait se regénérer, tous ses mouvements sont réflexes ou convulsifs, il n’entend, ni ne voit, ni ressent le monde extérieur, il ne ressent probablement pas de douleur ou d’inconfort mais cela reste incertain, il n’a aucun espoir de voir sa condition s’améliorer et sa vie dans l’unité de soins intensifs d’Alder Hey pourrait être prolongée « longtemps ». Dans une précédente décision, datée du 20 février, le juge Hayden avait ainsi justifié le retrait de la ventilation et des soins intensifs au motif de la « futilité » de la vie d’Alfie qui n’avait aucun espoir d’amélioration, et qu’il ne communiquerait « très probablement » jamais avec ses proches.

On y lisait aussi qu’« Alfie n’a pas de réflexe de déglutition, il est incapable d’avaler et de gérer efficacement ses secrétions orales. Alfie est à 100 % dépendant du soutien du ventilateur ». Sur ce dernier point, avancé sans la moindre réserve par l’un des médecins qui soignent Alfie, le petit garçon a prouvé que le corps médical peut avoir spectaculairement tort. Il semble aussi d’après les photos que l’on voit d’Alfie depuis l’extubation qu’il ne bénéficie d’aucune traitement pour évacuer ses secrétions orales : les avalerait-il donc ?

En proposant de le maintenir dans un protocole de fin de vie, la « solution finale » appliquée à Alfie Evans semble en outre devoir passer par le retrait de la nourriture qu’il recevait jusqu’à présent par sonde orale. Mardi soir, à 24 heures de son extubation, il n’avait reçu qu’un peu de fluides, et aucune nourriture. En même temps il consent des efforts inouïs pour continuer de respirer…

Si cela se confirme, il faut dire clairement qu’il n’est pas question de « laisser » mourir Alfie, mais d’abréger délibérément sa vie après qu’il a échappé à une première tentative qui avait pour objectif sa mort. On notera que lorsque l’avocat de Tom Evans et Kate James, Paul Diamond, a plaidé sur le plan des « normes de civilisation », le juge lui a rétorqué qu’il ne voulait pas voir la cour servir de « plateforme pour des platitudes et des phrases choc ». Et à chaque phrase au contenu « chargé » il l’a rabroué en dénonçant ses « ridicules sottises émotives ».

Dans une déclaration mardi soir aux manifestants devant la clinique, Tom Evans a déclaré qu’avec Kate, il a dû soutenir plusieurs fois son fils en lui faisant du bouche à bouche ou en le désobstruant. Il a précisé que les médecins et infirmières avaient plusieurs fois essayé d’empêcher Kate de toucher son fils. Pour ce qui est de la « peur » dont ces médecins ont parlé, il a rappelé que la chambre d’Alfie est gardée par 6 policiers en uniforme et portant des Tasers, et ce ne sont pas les médecins qu’ils menacent. Son sentiment est que les soignants attendent le moment où l’état d’Alfie se détériorera puisqu’ils restent impassibles lorsqu’il montre des signes de détresse. En clair : puisqu’une grande partie de son cerveau est atteint, on peut au fond considérer que sa vie humaine ne mérite plus protection."

Voici le communiqué des médecins britanniques de la Medical Ethics Alliance :


Tyrannie médicale et de l’Etat

Nous sommes profondément préoccupés et outrés par le traitement et les soins offerts à Alfie Evans. Voulant retirer le traitement afin qu’il meure, les autorités médicales ont mené Alfie Evans à la Haute Cour. Dès cet instant, et du fait de l’action judiciaire de l’hôpital, les parents ont été spoliés de leur droit de prendre des décisions pour leur enfant bien-aimé. Ils ne pouvaient que faire part de leur avis à la cour et rester spectateurs pendant que la Haute Cour prenait des décisions pour Alfie.

La Haute Cour a décidé que c’était dans « les intérêts bien compris » d’Alfie de mourir, et a dûment autorisé le retrait du traitement. De ce fait, les parents subissent actuellement une torture alors qu’ils voient l’hôpital entreprendre des actions dont on attend qu’elles conduisent à sa mort.

Alors même qu’une alternative viable existe (à savoir le transfert par ambulance aérienne pour des évaluations supplémentaires dans un hôpital spécialisé de Rome) l’hôpital et les médecins responsables des soins d’Alfie insistent pour qu’ils demeurent sous leur garde et sur un chemin qui conduit à la mort. Alors qu’il dispose désormais d’un peu d’oxygène et de fluide, il a fallu d’énormes efforts pour les lui obtenir. On lui offre une sédation alors (pour autant que nous sachions) celle-ci n’a pas été donnée pour l’instant. La sédation (si elle était donnée) impliquerait le développement d’une défaillance respiratoire et il mourrait encore plus vite.

Les actions de ce type ont mis l’hôpital Alder Hey sous le feu des projecteurs mondiaux et par ricochet, discrédite l’ensemble de notre profession. La tyrannie médicale doit prendre fin. Le pauvre Alfie ne doit pas être tué de cette manière. Nous demandons que les autorités permettent à Alfie de rejoindre Rome en toute sécurité.

Avec respect, nous insistons qu’avec effet immédiat, le General Medical Council ouvre une enquête à propos des médecins qui le soignent. Certainement, les médecins doivent refuser de mettre en œuvre une décision aussi tyrannique et permettre à Alfie d’aller à Rome."
Lesalonbeige.fr / par Jeanne Smits

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