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★Le 13 mars nous sommes invités à nous pencher sur l’endométriose

13 mars : Journée mondiale contre l’endométriose

www.radinrue.com le X - III - MMXVII, 10h16, par ★BdP, avec des sources de endofrance.org, INSERM, Dr Daniel Vaiman. photo BP/radin rue.

Le 13 mars les populations du monde sont inviter à se pencher sur la maladie de l’infértilité féminine connue des spécialistes sous le terme d’endométriose.

L’endométriose est une maladie chronique, généralement récidivante qui touche 1 femme sur 10, en âge de procréer.

L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (oestrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. Chez la femme qui a de l’endométriose des cellules vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens, (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire.

Elle touche potentiellement toutes les femmes réglées. Et lorsqu’on les interroge, la plupart des femmes atteintes sévèrement par cette maladie se plaignent d’avoir souffert depuis la puberté de douleurs gynécologiques.

Les symptômes induits par l’endométriose sont le plus souvent des douleurs et une infertilité. Leur sévérité n’est pas forcément corrélée à l’étendue des lésions induites par la maladie.

Le symptôme majeur est une douleur pelvienne récurrente parfois très aiguë, notamment au moment des règles. Ce caractère cyclique est évocateur de la maladie. Les lésions sont en effet sensibles aux hormones féminines et se comportent comme du tissu utérin. Les lésions vont donc proliférer, saigner et laisser des cicatrices fibreuses à chaque cycle menstruel. Chez certaines patientes, une importante innervation des lésions pourrait contribuer aux douleurs extrêmes parfois ressenties. En dehors de la période des règles, les patientes peuvent également souffrir lors des rapports sexuels (dyspareunie) ou encore au moment de la défécation ou de la miction.

La maladie peut aussi être totalement asymptomatique. Dans ce cas, elle est généralement découverte de façon fortuite alors que la patiente consulte en raison d’une difficulté à concevoir un enfant. Une proportion importante des patientes endométriotiques est effectivement infertile. L’explication scientifique de ce lien n’est pas entièrement élucidée. La présence d’amas de tissus, et notamment celle de kystes ovariens, peut créer une barrière mécanique à la fécondation dans le cas de lésions graves. Des études récentes montrent par ailleurs que l’endomètre des patientes endométriotiques présente des profils hormonaux et d’expression des gènes anormaux (voir plus loin). Il se pourrait donc que l’utérus des patientes présente des caractéristiques défavorables à l’implantation d’un embryon.

L’année dernière, durant la 12è semaine mondiale de l’endométriose, une étude française menée sur 750 femmes révèlait que cette pathologie gynécologique négligée augmente significativement le risque de fausses couches. Concrètement, cette étude a porté sur 750 femmes ayant déjà été enceintes. Toutes se rendaient à l’hôpital Cochin, dans le service de gynécologie dirigé par le Pr Chapron, pour une opération gynécologique bénigne. À l’occasion de cette opération, leur chirurgien en avait profité pour vérifier si elles souffraient d’endométriose, via la recherche des lésions caractéristiques provoquée par la maladie sur les tissus de la cavité pelvienne. Les résultats de cet examen diagnostic ont montré que 284 d’entre elles étaient endométriosiques, les 466 autres étant indemnes de la maladie.

"Cette étude est une première étape qui devrait susciter d’autres études fondamentales et cliniques sur l’impact de l’endométriose en cas de grossesse", lance Pietro Santulli. Un vœu déjà exaucé : un programme de recherche piloté par le Dr Louis Marcellin a démarré à l’hôpital Cochin. Il porte sur près de 1 500 femmes et vise à étudier l’impact de l’endométriose sur différents paramètres de la grossesse (dont les risques de prématurité), et vice-versa... En effet, on s’est rendu compte que la grossesse peut améliorer les symptômes des femmes endométriosiques.

Le chercheur et ses collègues ont en outre lancé des études ce fondant sur l’utilisation de modèles murins de l’endométriose, dans l’unité dirigée par Pr Batteux à l’Institut Cochin. Objectif : cerner les causes biologiques de ce lien entre endométriose et fausses couches.

Il est grand temps d’en savoir plus sur cette maladie fréquente, mais qui reste pourtant encore largement méconnue, y compris du corps médical.

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