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10 ans après son adoption, l’ONU exhorte tous les gouvernements à appuyer la convention sur les disparitions forcées

A l’occasion du dixième anniversaire de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, l’ONU a exhorté vendredi tous les gouvernements qui ne l’ont pas encore fait à le ratifier.

www.radinrue.com le XIX - II - MMXVII, 12:52

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté cette convention visant à empêcher les personnes de subir des disparitions forcées ou des détentions secrètes le 20 décembre 2006 et l’a ouvert pour ratification en février 2007.

Lors d’une réunion de haut niveau consacrée aux disparitions forcées, le président de l’Assemblée générale, Peter Thompson, a déclaré que depuis son adoption, la Convention a comblé « un vide judiciaire important dans le système international » en empêchant la victimisation future et cherchant à réparer les torts passés.

« Bien que le catalyseur de l’établissement de la Convention ait été les événements horribles qui ont eu lieu en Amérique latine au cours des années 1970 et 1980, dans de nombreuses régions du monde, le fléau de la disparition forcée se poursuit », a déclaré M. Thomson.

M. Thomson a souligné l’importance de voir dans ladite Convention un élément important des efforts visant à réaliser les objectifs de développement durable, en particulier l’objectif 16 sur la promotion de l’état de droit, l’accès de tous à la justice et la lutte contre l’impunité notamment. Une mise en œuvre fidèle de cet objectif créera les conditions pour que plus personne ne soit la victime d’une disparition forcée, a-t-il dit.

L’idée que les disparitions forcées se poursuivent aujourd’hui sous une forme ou une autre a été reprise dans un message vidéo du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, qui a noté que la plupart des personnes présentes à la réunion de haut niveau ont vu disparaître des membres de leurs familles.

« La pratique de la disparition forcée ne diminue pas - elle change », a-t-il dit. « Dans le contexte de la migration, des conflits internes, de la criminalité transnationale organisée, des crises humanitaires et de la lutte contre l’extrémisme violent, nous assistons à des modèles nouveaux et alarmants de disparition forcée », a-t-il ajouté.

M.M. Thomson et Zeid ont félicité les 55 États membres qui ont ratifié la Convention ou y ont adhéré et ont exhorté ceux qui ne l’ont pas encore fait à y adhérer.

Les deux responsables onusiens ont également salué les travaux du Comité des disparitions forcées qui, aux côtés du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, est le principal mécanisme d’experts des Nations Unies dans ce domaine.

S’exprimant au nom du Comité, son Président, Santiago Corcuera Cabezut, a déclaré qu’il y avait 347 actions urgentes actuellement à l’étude par le Comité - contre seulement cinq en 2012.

« Les valeurs protégées par cette Convention sont universelles et, par conséquent, l’universalité de l’instrument devrait être atteinte dans un avenir proche, tout comme la Convention relative aux droits de l’enfant », a-t-il déclaré.

Pour appuyer les principes de la Convention, l’Assemblée générale des Nations Unies a désigné le 30 août comme Journée internationale des victimes des disparitions forcées pour attirer l’attention sur le problème mondial des disparitions forcées.

rr

 
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