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BRÉSIL - Publication de l’Exhortation apostolique Querida Amazonia au jour de l’anniversaire de l’assassinat de Sœur Dorothy Stang

Voici cinq ans, faisant mémoire du 10èm e anniversaire de la mort violente de Soeur Dorothy Stang, L’Evêque de la Prélature d’Alto Xingu-Tucuna (Brésil) et Président du Conseil indigène missionnaire (CIMI), S.Exc. Mgr Erwin Krautler, au cours de la Messe, rappela : « Lorsque nous avons enterré le corps de Soeur Dorothy, en février 2005, nous ne l’avons pas enseveli mais semé.

www.radinrue.com le XII-II-MMXX, 18:33 ; avec FIDES,

Elle est une semence qui portera beaucoup de fruits ». Par une coïncidence providentielle, c’est en l’anniversaire de la mort de la missionnaire américaine qui avait dédié sa vie aux peuple d’Amazonie, le 12 février, qu’est publiée l’Exhortation apostolique post-synodale Querida Amazonia, fruit de l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques pour la région panamazonienne « Amazonie : nouveaux chemins pour l’Eglise et pour une écologie intégrale » tenue du 6 au 27 octobre 2019.

L’Agence Fides a reçu, de l’Agence A12 des Rédemptoristes du Brésil, un rapport portant sur l’importance de cette mémoire historique. « A12 commémore le 15ème anniversaire de l’assassinat de Soeur Dorothy Stang, une femme qui a payé de sa vie sa lutte pour les plus pauvres et les plus négligés ».

L’assassinat brutal de la religieuse de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame a eu lieu le 12 février 2005 à Anapù, dans le sud-ouest de l’Etat du Parà (Brésil). Soeur Dorothy Stang, missionnaire américaine de 73 ans, avait œuvré pendant plus de 20 ans au sein de la Commission pastorale de la terre (CPT) accompagnant avec fermeté et passion la vie et les luttes des travailleurs des champs, en particulier dans la zone transamazonienne de l’Etat du Parà. Pour sa dénonciation de l’action violente des fazenderos et des grileiros, la religieuse avait fait l’objet de menaces de mort depuis 1999.

Elle a enseigné aux plus nécessiteux à lutter pour leurs droits, fondé des dizaines d’écoles, enseigné le rôle de chaque organisme gouvernemental et comment chaque travailleur pouvait revendiquer ses droits. En reconnaissance de son action en faveur des plus pauvres, la religieuse, qui avait pris la nationalité brésilienne, avait reçu en 2004 le titre de citoyenne du Parà. Toujours en 2004, lui avait été remis le prix José Carlos Castro de l’Ordre des Avocats du Brésil pour son engagement en faveur des droits fondamentaux.

En avril 2019, la CPT, dans le cadre de la dernière édition de son rapport annuel sur les conflits dans les champs au Brésil 2018, arrivé à sa 34ème édition, a enregistré 1.489 conflits au cours de l’année de référence contre 1.431 l’année précédente, soit une augmentation de 3,9%. La majeure partie de ces conflits, selon Antônio Canuto, journaliste et collaborateur de la CPT, sont concentrés dans la région amazonienne. Dans l’ensemble, ce sont près d’un million de personnes qui ont été impliquées, soit une augmentation de 35% par rapport à 2017, où cette implication ne concernait que 708.520 personnes.

(CE) (Agence Fides/radinrue.com

 
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