dimanche, 9 août 2020|

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Les Eglises de Jérusalem unissent leurs prières à l’occasion de la Semaine pour l’unité des chrétiens

Du 25 janvier au 2 février 2020, les chrétiens de Jérusalem se sont rassemblés quotidiennement pour des moments de prière commune à l’occasion de la traditionnelle « Semaine de prière pour l’unité des chrétiens », qui a démarrée au Saint-Sépulcre et s’est terminée à l’église grecque-catholique de l’Annonciation.

www.radinrue.com le VII - II - MMXX, 11h00, PLJ (Geoffroy Poirier-Coutansais et Filippo de Grazia).

La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, qui est célébrée chaque année au mois de janvier s’est ouverte au Saint-Sépulcre le samedi 25 janvier pour se clôturer le 2 février à l’église grecque-catholique de l’Annonciation. Un temps durant laquelle les fidèles sont invités à se remémorer la prière de Jésus à ses disciples : « pour que tous soient un afin que le monde croie » (cf. Jean 17,21).

Dans l’hémisphère nord, la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens est célébrée du 18 au 25 janvier. A Jérusalem toutefois, les Eglises préfèrent adopter une autre date, pour permettre aux arméniens de célébrer l’Epiphanie.

Chaque jour, durant cette longue semaine, les fidèles des différentes Eglises de Jérusalem ont prié d’une seule voix pour l’unité des chrétiens du monde entier, et en particulier ceux de Terre Sainte. En effet, les confessions chrétiennes sont nombreuses sur le territoire du diocèse de Jérusalem, lequel couvre la Palestine, Israël, la Jordanie et Chypre, pour une présence chrétienne qui représentent 2% de la population totale de cette région.

Au Patriarcat latin, la prière s’est tenue le mercredi 29 janvier dans la Cocathédrale où Mgr Pierbattista Pizzaballa a prononcé une homélie sur le thème « rompre le pain pour la route ». Avec une certaine sévérité, sur le fond comme sur la forme, l’Administrateur Apostolique a dénoncé les divisions et les hostilités qui depuis des siècles minent la communauté chrétienne dans son ensemble. Un comportement par lequel les fidèles, motivés par des intérêts politiques et personnels selon lui, « se sont servi » de Jésus plutôt que de « le servir ». « Actuellement, nous ne sommes pas encore en mesure de partager le pain eucharistique entre nous, a souligné Mgr Pizzaballa […] Le chemin à parcourir pour nous retrouver pleinement est encore long ». Sur un ton plus positif, Mgr Pizzaballa a souhaité que dans les temps et les manières que le Seigneur seul connaît, nous puissions, à l’image des premiers chrétiens, « revenir pour nous retrouver pleinement et nous rassembler autour de Jésus »

L’évènement, et la participation de toutes les Eglises ont revêtu une nouvelle fois une importance toute particulière, sur une terre où le nombre impressionnant de chapelles peut parfois donner l’impression d’une communauté chrétienne divisée et vulnérable face aux défis qui se présentent à elle. Ces moments œcuméniques ont été vécu avec beaucoup d’émotion et de joie, le sentiment donné étant celui d’une communauté unie et consciente de la supériorité de ce qui la rassemble sur ce qui la divise. Une unité qui s’est exprimée, une fois encore dans la prière commune à travers laquelle tous ces chrétiens ont témoigné de leur même foi dans le Seigneur Jésus-Christ.

Cette expérience a permis en outre à de nombreux fidèles de découvrir la richesse des différents rites qui composent la chrétienté de Terre Sainte. Chaque soir, une confession différente accueillait la prière de l’unité dans son église. En plus de vivre une expérience spirituelle très forte, beaucoup de pèlerins venus d’Occident ont pu réellement se rendre compte, à travers ce parcours qui les a conduits durant une semaine d’Eglise en Eglise, du caractère universel de leur religion.

La tradition remonte à l’année 1908, lorsque Paul Wattson, un prêtre américain épiscopalien a invité les catholiques et les anglicans à prier pour l’unité autour du siège romain pendant une « octave » (huit jours) du 18 janvier (qui était la fête de la Chaire de Pierre à Rome) au 25 janvier (fête de la conversion de saint Paul) Au milieu des années 1930, à Lyon, le terme trop romain d’ « octave » s’est transformé en « semaine » à l’initiative du père Paul Couturier, qui souhaitait étendre universellement l’initiative à tous les chrétiens, et ne pas le limiter aux seuls catholiques.

Depuis sa création officielle, bien plus récente que l’initiative pionnière du père Couturier, l’événement a atteint sa 53ème édition. Chaque année, un comité international – composé de représentants du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens (Rome) et de la commission Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Eglises (Genève) – publie un document sur un thème préparé par un groupe interconfessionnel d’un pays. Il propose un thème biblique, un schéma de célébration œcuménique et des prières quotidiennes. L’édition 2020 a choisi pour verset « Ils nous témoignèrent une humanité peu ordinaire » (Ac 28,2), donnant l’occasion de réfléchir aux vertus œcuméniques de l’hospitalité.

PLJ / rr

 
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