mardi, 14 juillet 2020|

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Etat de Siège à Tindouf (Algérie) en raison d’une épidémie de coronavirus

Les camps de Tindouf, où sont séquestrés des milliers de sahraouis marocains, ont été touchés de plein fouet par le Coronavirus (COVID-19), entraînant, officiellement, à la date du 08 mars 2020, 02 morts.

www.radinrue.com le XIII - III - MMXX, 18h25, par Farid Mnebhi

Ces camps de la mort sis à Tindouf, en plein Sud algérien, où sont parqués des dizaines de milliers de Sahraouis marocains, ne disposent pas des conditions minima à même de protéger la population sahraouie embastillée contre cette épidémie du COVID-19.

Des camps de la honte qui ne disposent pas de moyens médicaux de détection de maladies virales et de réanimation et où persiste un manque total d’hygiène suite à une absence chronique de raccordement à l’eau potable, aux systèmes d’évacuation et/ou d’assainissement ainsi que l’inexistence de masque à usage unique de protection.

Cette épidémie frappe de plein fouet les camps des séquestrés sahraouis marocains en raison de multiples voyages des dirigeants polisariens dans les pays à haut risque et de la venue de soi-disant délégations étrangères dans les camps de Sahraouis marocains de Tindouf, sans parler des fréquents séjours de militaires algériens postés à Tindouf dans les zones algériennes infestées par le COVID-19.

Aussi, face à la propagation de ce virus, les responsables algériens viennent de mettre en place un dispositif sanitaire strict de prévention contre le coronavirus au niveau des point de transit de voyageurs dans la Wilaya de Tindouf, notamment au niveau de l’aéroport.

Quant aux responsables du polisario, ils sont à la recherche des personnes qui étaient en contact avec les 02 personnes mortes du coronavirus dans les camps de Tindouf où sont séquestrés des milliers de sahraouis marocains dans des conditions insalubres.

Même l’Algérie, avec un budget spécial débloqué pour prendre en charge ce coronavirus, se révèle incapable de venir en aide aux populations dans les camps contrôlés par le polisario à Tindouf qui se retrouvent totalement démunies face à la propagation galopante du COVID-19.

Parallèlement à cette catastrophe sanitaire, un cri d’affolement a raisonné depuis le Palais de la Mouradia suite à une forte chute des prix du pétrole, unique ressource de l’Algérie, aujourd’hui en situation plus que critique.

Cette baisse vertigineuse des prix du pétrole, à moins de 34 dollars le baril, complique sérieusement la situation de l’Algérie et met dans l’obligation les dirigeants algériens à réviser leurs prévisions budgétaires pour l’année 2020, sachant que la loi des finances 2020 a été élaborée sur la base d’un baril à 50 dollars.

En effet, les cours de pétrole se sont effondrés, 09 mars 2020, en passant sous la barre des 34 dollars le baril de Brent poussant les pontes algériens à revoir leurs ambitions de relance économique à la baisse pour la simple raison que l’économie algérienne dépend à 95% des rentes des hydrocarbures.

La situation ne laisse pas beaucoup de marges de manœuvre aux responsables algériens. De ce fait, dans la nouvelle loi de finance complémentaire prévue l’été 2020, le Gouvernement algérien devrait sûrement prendre des mesures moins audacieuses envers les couches les plus défavorisées, sachant que les réserves de changes de l’Algérie, situées actuellement à 62 milliards de Dollars selon les derniers chiffres communiqués en février 2020 par la Banque d’Algérie, devront fondre comme neige au soleil et ne pourront couvrir que quelques mois d’importation, sachant que l’Algérie importe annuellement pour plus de 40 milliards de Dollars.

Les responsables algériens se verront face à deux choix pour pallier aux diverses dépenses et différents déficits budgétaires : le recours au financement extérieur auprès des institutions financières ou l’activation à nouveau de la planche à billets.

Avec cette chute du prix du pétrole, un second front vient de s’offrir au régime algérien après celui lié au mouvement de contestation sociale lancé il y a treize mois. Il devra désormais faire face à la chute dramatique du prix de l’or noir, qui entraîne dans son sillage celui du gaz. Un désastre pour un pays dont les hydrocarbures fournissent la quasi-totalité des recettes en devises et la moitié des recettes budgétaires via le monopole public, la Sonatrach cinquième exportateur mondial de gaz.

Une chute des prix du pétrole affole les dirigeants d’Alger, les médias algériens et par ricochet ceux du polisario sis dans les camps de la honte de Tindouf où un climat de panique généralisé y règne du fait que l’Algérie est l’unique pays d’accueil et principal pourvoyeur de fonds des polisariens.

En effet, le polisario n’a pu survivre durant ces quatre dernières décennies que grâce aux caisses noires du régime algérien et de son armée qui finançaient sans compter, l’armement des polisariens, ses pseudo représentations à l’étranger et ses campagnes de propagande, avec de médiocres aides humanitaires accordées de temps à autre, tambour battant, aux milliers de Sahraouis marocains séquestrés dans les camps de la honte de Tindouf sur le sol algérien.

Au final, une diffusion encore plus large de l’épidémie du coronavirus (COVID-19) pourrait conduire à un collapsus de l’économie mondiale et rendre par conséquent la situation plus critique pour l’Algérie en raison de sa forte dépendance à la rente pétrolière et conduire le peuple algérien à se serrer la ceinture.

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