mardi, 24 octobre 2017|

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Pour sauver son enfant, une norvégienne demande l’asile à la Pologne

Fuir la répression et les méthodes inquisitoires en Norvège, c’est ce qui restait à faire pour Silje Garmo, une Norvégienne qui risquait de voir son enfant récupéré par l’Etat Norvégien. Elle a choisit la Pologne pour demander un asile, le "pays de la défense des Droits des Familles".

www.radinrue.com le XXII -IX - MMXVII, 15h25, Varsovie, par : Elvira Manne

SILJE GARMO est Norvégienne, elle a fuit son pays et s’est réfugiée en Pologne, demandant à Varsovie l’ouverture d’une procédure d’asile. Sa décision a été motivé après une intervention controversé de l’organe norvégien des Affaires de l’Enfance (Barnevernet). Cet organisme a tenté de priver la mère de son droit à éduquer sa fille. Les reproches faits par cet organisme aux sombres méthodes et à l’idéologie grise sont une "consommation abondante de paracétamol" ainsi qu’une "fatigue extrême".

Arrivée en Pologne sa demande d’asile a été prise en charge par les spécialistes de l’organisme polonais "Ordo Iuris", elle concèrne la mère et sa fille de huit mois.

L’histoire de Silje Garmo a de quoi choquer plus d’un. L’organe polonais Ordo Iuris a ainsi découvert une méthodologie des plus sinistres et une activité harcèlement en totale opposition avec les Droits de l’Homme et des Enfants, que l’institut norvégien Barnevernet a mis en place. Durant plusieurs mois, cette femme fut la victime d’une véritable action en inquisition par l’administration dédiée à l’enfance de son pays. Elle fut menacée de voir sa fille "confisquée" par cet organe Barnevernet avant même son accouchement. Ces menaces reposaient / reposent / sur „un ensemble de facteurs la fatiguant considérablement”, ainsi que l’utilisation de paracétamol. Après plusieurs vérifications indépendantes, il est apparu que les accusations produites par les fonctionnaires norvégiens ne reposaient sur aucune preuve et aucun fait. L’intervention fut... une dénonciation... Plus tôt la Norvège avait reprit à cette femme la garde de sa fille qui a désormais 12 ans !

Silje Garmo, a décidé, maintenant qu’elle est en Pologne de parler. Une des premières questions qui lui fut posée fut celle de lui demander si les textes des articles de la majorité de la presse "de l’Ouest" qui affirme que „La Pologne s’apparente à une dictature” et qu’elle a des „difficultés avec la démocratie” ne l’ont pas freiné dans son choix, ce à quoi la femme répondit immédiatement : „j’ai étudié le droit et les sciences politiques, et je sais parfaitement différencier la propagande de l’information”.

- "Lorsque j’ai déposé ma demande d’asile, le fonctionnaire polonais ne croyais pas ses oreilles face à mon histoire. A plusieurs reprises il ma demandé si je n’étais pas de Tchétchénie. Face aux pays scandinaves, et bien contrairement à ces derniers, la Pologne mets en place une véritable politique pro-familiale", ajoute Madame Garmo, soulignant qu’avant de choisir la Pologne elle a étudié en profondeur les diverses politiques européennes sur le plan du soutien des familles.

- "Je suis la première, mais je demeure sûre que je ne serais pas la dernière à demander l’asile en Pologne pour des raisons similaires, précise Silje Garmo, avant de poursuivre "en Pologne pour qu’une mère se voit retirer son enfant les raisons doivent être très graves et très concrètes. L’institut national norvégien, Barnevernet, qui veut me priver de mon enfant s’octroit le droit de le faire sans raisons concrètes. C’est le père de mon enfant le plus âgé qui s’est plaint . C’est sur ses simples propos, que le Barnevernet a conclut que je surdoses les médicaments anti-douleurs, que je mène une "vie chaotique" et que je souffre d’un ensemble de fatigue sérieuse !" La loi norvégienne autorise le retrait à la mère, ou aux parents, d’un ou plusieurs enfants sur la base d’une simple "dénonciation".

Contrôlée par les services médicaux polonais, la femme ne présentait aucun symptômes, ni traces, de surdose médicamenteuse. La Norvège usait envers Garmo de méthodes des plus sordides, ainsi loirs de sa seconde grossesse elle était contrainte de se soumettre constamment à des contrôles sanguins, et immédiatement après son accouchement on lui a donné un ultimatum : Soit elle remet l’enfant aux fonctionnaires, soit elle sera enfermé dans un centre spécialisé.

Il apparaît que Silje Garmo n’est pas unique à fuir la Norvège pourtant tant mise en avant par le monde globalisé. De sources proches de l’Etat polonais, plusieurs dossier de ce type seront bientôt analysé par les services de l’immigration à Varsovie.

Les traités et ententes internationaux permette à Sije Garmo de vivre en Pologne sans aucune restriction, mais la Norvège a le droit de demander la restitution, par extradition de l’enfant, la petite Eira. La Norvège peut aussi ouvrir une demande de déportation de la mère.

Garmo est instruite et à une parfaite maîtrise et connaissance de la législation de son pays : " Le Barnevernet a tout les droits, il peut agir au delà et en amont des décisions des tribunaux. Ainsi sans aucune décision de Justice, mon habitation a été fouillée et mes dossiers médicaux saisit et tout cela suite à une dénonciation fallacieuse qui prétend que la vie de mon enfant serait ou pourrait être en danger", souligne Silje Garmo. Elle poursuit :"Maintenant je comprends pourquoi aux Etats-Unis ont déclare "que la Norvège est le dernier pays communiste du monde moderne" (...) celui qui s’oppose au Pouvoir est envoyé chez le psychiatre et tous ses droits lui sont retirés. Cela pour moi est très attristant car j’ai toujours été fière de la Norvège. Un de mes ancêtres écrivait la Constitution norvégienne, et moi, je dois fuir ce pays", déclarait Garmo dans les colonnes du quotidien catholique polonais „Nasz Dziennik”.

Actuellement le Tribunal Européen des Droits de l’Homme étudie huit plaintes émanant de Norvège à l’encontre de l’organisme Barnevernet et de l’ingérence dans les affaires familiales de l’Etat Norvégien. Les méthodes norvégiennes sont honteuses et les retraits des enfants du sein de leur famille biologique peuvent avoir lieu dans des cas de "conflits temporaires du couple de parents (une simple dispute), la pauvreté de la famille ou encore comme ce fut pour le cas d’une famille roumaine accusée "de chrétienté radicale et d’endoctrinement idéologique", et ce sur la base du fait, que leur petite fille a chanté à l’école une chanson chrétienne

L’Institut polonais Ordo Iuris a présenté le dossier de madame Garmo durant une conférence de l’OSCDE à Varsovie le 20 août dernier. Dénonçant le fonctionnement de la Barnevernet comme l’exemple pur de la violation systématique du Droit au Respect des familles et de leur vie ainsi que du Droit des enfants et du Droit à un procès équitable et juste.

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