mardi, 21 novembre 2017|

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La Pologne ne quitte pas l’UE ! Elle veut une profonde réforme de cette dernière

La Premier Ministre polonaise, Beata Szydło, a reçu hier les ambassadeurs et diplomates polonais elle en a profité pour souligner la position très précise que porte la Pologne face à une Union Européenne qui se cherche en reposant sur des structures administratives et idéologiques que beaucoup de dictatures n’auraient guère à envier.

www.radinrue.com le VIII - IX - MMXVII, 09h55, Varsovie, par : Séverine Malooghy

La Première Ministre polonaise est revenu sur divers points concernant les relations, assez tendues entre la Pologne et l’appareil administratif dirigé par les forces cosmopolites ; ainsi sur le dossier de l’imposition de quotas de migrants, mis en place sous l’influences des idéologues allemands, la Pologne, a précisé Madame Szydło ne pliera pas sous les pressions :
- "Nous souhaitons, précise t-elle, évidement une réforme interne de l’Union Européenne conforme aux Traités et aux intérêts de tous les pays membres. Oui, nous voulons une telle réforme et nous en parlons de manière très ouverte. La Pologne veut une réforme de l’Union, car avec attention elle pense à l’avenir de l’UE. Nous estimons qu’actuellement au moins une partie des pays membres est traité de manière à détruire une partie des fondements constituants l’Union Européenne. Nous parlons ici, bien sûr de solidarité, de marché commun, mais aussi du respect de la souveraineté des affaires intérieures de chaque état membre, souligna encore la première ministre Beata Szydło.

Pour la chef du gouvernement polonais "fuir ce sujet est une erreur et cela „convient à ces forces et ces milieux, qui souhaiteraient affaiblir l’Union”.

- "Tous en Europe, poursuit la PM, nous devrions penser à la manière la plus adéquate pour renforcer l’UE. C’est sans conteste le souhait du Gouvernement polonais. Nous voulons que l’Union souligne son caractère de communauté réelle d’États Souverains. Depuis un certain temps, on peut ressentir qu’une partie des politiciens européen, particulièrement au sein des institutions de l’Union, n’est pas prête à entamer de sérieuses discussions sur l’avenir de l’UE. Une telle discussion est indispensable afin que nous puissions accomplir des changements tels qu’ils garantissent l’évolution et la durabilité de l’Union Européenne. Aujourd’hui cela est notre but".
La Première Ministre polonaise a souligné son scepticisme - et donc celui de la Pologne - vis-à-vis du concept d’une Europe à „deux vitesses”.

- "Comme porteuse des réformes nécessaires pour l’UE j’estime que le débat sur l’avenir de l’UE ne peut pas reposer sur le choix entre la vision d’une Europe fédérale de super-Etat et une vision eurosceptique d’égoïsme nationaliste. Et malgré le fait que l’Union a besoin de plus d’élasticité nous sommes sceptiques face à un noyau dur de "deux vitesses" ou de petite Union. De telles solutions, pour nous, mèneraient d’avantage vers une désintégration de l’UE plutôt que son renforcement" ? (...) Sur le plan économique notre pays veut achever la construction d’un marché unifié particulièrement numérique. La Pologne s’oppose fermement à la conception d’un protectionnisme intelligent promu dans de nombreux pays d’Europe de l’Ouest. La Pologne porte l’espoir d’aboutir à un consensus. Nous sommes ouvert à un tel consensus, nous avons une proposition, nous attendons en ce moment à ce que de telles discussions constructives soient engagées par nos partenaires de l’Union Européenne."

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