mercredi, 28 juin 2017|

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L’argent ne doit pas gouverner, mais servir, rappelle le Pape aux entrepreneurs catholiques

Le Pape François a reçu ce jeudi matin une groupe de 500 membres de l’Union Internationale des entrepreneurs catholiques, réunis à Rome à Rome pour réfléchir sur le thème du rôle des entrepreneurs comme agents d’inclusion économique et sociale.

www.radinrue.com le XVII - XI - MMXVI, 15h33, RV/C.V.

Dans un discours en espagnol, reprenant les grands axes de la doctrine sociale de l’Eglise, le Pape a affirmé que « toutes les activités humaines, y compris l’activité entreprenariale, peuvent être un exercice de la miséricorde ».

Le Pape François a dressé un parallèle entre le risque entreprenarial et la quête du Royaume des Cieux, revenant sur deux paraboles évoquées par Jésus dans l’Évangile de Matthieu : celle du trésor caché dans un champ, et celle de la perle précieuse. François, qui avait travaillé dans un laboratoire dans sa jeunesse, et a donc connu le monde de l’entreprise, a appelé les entrepreneurs à assumer trois risques :

« Le risque de bien utiliser l’argent », tout d’abord, sachant que « l’argent est le fumier du diable », comme l’a rappelé le Pape François, revenant sur les enseignements des Papes et des Pères de l’Église, qui estimaient que l’argent ne doit pas gouverner, mais servir. « Les entreprises existent pour servir », a répété le Saint-Père, visant notamment le secteur bancaire et financier : il a répété que les plus pauvres devaient avoir accès au crédit à des taux raisonnables. Par ailleurs, ignorer le rôle régulateur des États dans le secteur financier revient à « idolâtrer le marché », a martelé François, citant saint Jean-Paul II.

Le « risque de l’honnêteté » ensuite. Le Pape a une nouvelle fois attaqué la corruption, dans la politique, les entreprises, les médias mais aussi les Églises et les organisations sociales : être corrompu, c’est se faire « disciple du diable, le père du mensonge ».

Et enfin « le risque de la fraternité ». L’homme a une dignité intrinsèque, tout ne peut pas s’acheter. Citant l’encyclique Caritas in Veritate de son prédecesseur Benoît XVI, le Pape François a rappelé que « le développement économique, social et politique nécessite de donner un espace au principe de gratuité comme expression de la fraternité ». L’entreprise comme « communauté de travail » doit être un lieu de relations gratuites, respectueuses et fraternelles.

Et rappelant que la majorité des participants à la rencontre, dont lui-même, ont des parents qui ont dû émigrer « en condition de pauvreté extrême », le Pape a appelé les entrepreneurs à jouer leur rôle dans l’accueil des migrants, qui peuvent aussi être une « chance pour le développement économique ».

rr

 
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