dimanche, 24 septembre 2017|

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Deux nouveaux bienheureux pour l’Eglise de Colombie

www.radinrue.com le VIII -VIII - MMXVII, 16h15

Le Pape François poursuit son voyage apostolique en Colombie. Pour cette deuxième journée sur place, ce vendredi 8 septembre, le Pape va quitter Bogota pour se rende à Villavicencio, à une centaine de kilomètres au sud. C’est là qu’il célèbrera la messe de béatification de deux serviteurs de Dieu, l’évêque d’Arauca, Mgr Jesús Emilio Jaramillo, tué en 1989 par la guérilla de l’ELN, ainsi que le prêtre diocésain Pedro María Ramírez Ramo, assassiné en 1948 après des émeutes dans le pays. Deux visages récents qui montrent les blessures de l’Eglise colombienne.

Ce sont deux martyrs des temps modernes que le Pape s’apprête à béatifier. La mort de Mgr Jesús Emilio Jaramillo, exécuté en 1989, fait un triste écho avec l’histoire récente du pays. 5 ans plus tôt, il avait été nommé par Jean-Paul II à la tête du diocèse d’Arauca, au nord-est du pays, à la frontière vénézuélienne, une zone où sévissait les guérilleros et où a longtemps prospéré la contrebande d’armes et le trafic de drogue. Infatigable promoteur de l’Evangile dans cette région pauvre, Mgr Jaramillo effectuait une visite pastorale à Fortul lorsqu’il est pris en otage par des guerriers de l’ELN qui l’assassineront de quatre balles dans la tête. « Il avait le cœur d’un vrai missionnaire, et a été au service de l’Evangile, de la paix, de la réconciliation, de la coexistence et de la défense des droits sacrés de la personne humaine » lui avait rendu hommage la conférence épiscopale colombienne.

La figure du père Pedro Maria Ramirez Ramos est aussi exemplaire. Curé d’Armero, entre Bogota et Medellin, il a marqué l’Eglise colombienne pour être resté toujours un pasteur proche de ses brebis. Le 9 avril 1948, alors qu’il rend visite à un malade à l’hôpital, des émeutes éclatent, provoquées par l’assassinat d’un candidat à la présidence de la République. La violence se répand à Armero et des groupuscules s’acharnent sur le curé, qui se réfugie dans l’église. Le père Ramos refuse de fuir en abandonnant le peuple. Accusé de cacher des armes dans le couvent voisin, il sera tué et pendant dix jours les fidèles seront empêchés de lui offrir une sépulture. Le père Ramos est connu en Colombie comme le « martyr d’Armero ».

L’autre temps fort de cette journée sera cette grande rencontre de prière pour la réconciliation nationale dans le parc Las Maloca de Villavicencio. Le Pape devrait notamment rencontrer 4000 victimes du conflit et 500 anciens combattants des guérillas et des paramilitaires. Une journée qui s’achèvera par un moment de recueillement au pied de la croix de la réconciliation, dans un autre parc de la ville.

hd/rv/rr

 
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